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Ce que j’en pense des gentils et des méchants.

Je ne crois pas qu’il y ait d’un côté, les gentils, et de l’autre, les méchants. Je ne crois pas que tout le monde est gentil et devraient tous et toutes vivre ensemble en harmonie. Je ne crois pas non plus que les méchants sont les méchants, et que tout ce qu’ils feront dans la vie sera désordre et destruction.

Je crois que ce qui peut sembler gentil pour un groupe, semblera méchant pour un autre groupe, et vice versa. Mais je ne crois pas que des groupes de personnes sont soit gentils, soit méchants. La sociabilité en tant que telle n’est pas mieux ou plus vertueux que de simplement s’associer pour des intérêts communs.

Je ne crois pas qu’il y ait dans notre univers, un ensemble de valeurs morales indéniables qui permet en tout temps de trier le bon grain de l’ivraie. Je crois que chaque personne qui existe a sa place, parce que sinon elle n’existerait pas.

Je ne crois pas que tous ceux qui font de mauvaises choses le font exprès, et je ne crois pas que tous ceux qui font de bonnes choses le font pour des raisons désintéressés.

Ce que je crois, c’est qu’une personne devrait faire partie du groupe dans lequel elle se sent le mieux, dépendamment des compromis que cette personne est en mesure de faire. Une société, ce n’est pas un groupe, une société, c’est un ensemble de groupes qui peuvent se chevaucher les uns et les autres. C’est à la société de faire des compromis pour que les groupes puissent chacun exister et faire prospérer leurs membres.

Des exemples :

Une hyène avec un lion. Pas de problème si les deux vivent en harmonie. Mais si le lion se met à attaquer la hyène, et la mange, alors le groupe s’éteint. C’est pour cela, que dans la nature, les lions restent entre-eux, et les hyènes vivent ensembles. Même chose pour les loups, ou les humains. Un prédateur ce n’est pas quelque chose de méchant, et une proie ce n’est pas quelque chose de gentil. La proie des uns peut devenir le prédateur des autres. Et l’inverse est aussi vrai.

Un politicien malhonnête et une société juste. Ce n’est pas aux différents groupes de la société juste, ni même à cette société, d’assumer l’existence comportemental de ce politicien inutile. Je ne dis pas que la vie de cette personne est inutile. Mais faire de la politique, pour soit plutôt que pour tout le monde, ce n’est pas une politique acceptable…

Qui sommes-nous pour décider que le politicien est malhonnête? Si ce qu’il fait, c’est de faire passer ses intérêts personnels avant ceux de la population, ce n’est pas parce que c’est un méchant, c’est simplement qu’il ne se trouve pas dans le bon groupe de personnes. Si le politicien fait semblant d’avoir à cœur les intérêts des autres, alors que ce n’est pas vrai, ça ne fait pas nécessairement de lui un hypocrite, mais plutôt, un prédateur. Les loups avec les loups, les hyènes avec les hyènes, et quand le politicien sera tanné, qu’il aura compris sa leçon, alors il progressera et se trouvera un nouveau groupe.

La solution…

Je crois que la solution de tout cela, c’est de s’associer en groupes pour lesquels nous nous sentons des affinités, dans lesquels nous pouvons progresser et apprendre.

Mais dans un groupe où tout le monde est pareil et veulent les mêmes choses, c’est probable qu’ils se comporteront comme des prédateurs. Et un groupe où le point majeur d’association est une vulnérabilité, c’est probable que ce groupe sera vulnérable.

Alors, la solution, c’est l’amour. Associez-vous avec ceux que vous aimez. Et ceux qui n’aiment personnes finiront par disparaître. Une société aimante c’est une société où veulent vivre des personnes qui peuvent y contribuer. Une société prospère est une société où veulent vivre des personnes qui peuvent en profiter. Et une société violent est une société où veulent vivre des personnes qui veulent se défouler. Mais dans la société humaine, il n’y a pas de choix. On y est ou on n’y est pas.

Je ne crois pas que punir serve à grand-chose. Soit la personne peut apprendre de ses mauvais comportements, soit elle ne peut pas. Si elle n’est pas capable de changer, alors qui sommes-nous pour dire que c’est une ‘mauvaise’ personne? Il y aura probablement un groupe par le monde qui saura l’accueillir? Mais si ce n’est pas le cas, ou que le groupe n’est pas trouvé, alors c’est raisonnable entre-temps d’empêcher cette personne de nuire à son ancien groupe.

Mais parfois, le besoin de vengeance se fait trop fort. Je ne dis pas que c’est nécessairement mal de se venger, mais si vous vous venger auprès de la mauvaise personne, alors vous aurez vous-même commis une mauvaise action pour laquelle une autre personne pourra se venger auprès de vous. Et puis, la vengeance est un sentiment intense qui vous empêche de voir juste. Si vraiment vous croyez à la justice, alors, pensez de manière très imaginative, et n’oubliez pas. Mais ne vous vengez pas, si vous ne voulez pas vous faire punir à votre tour. La vengeance est un cercle vicieux.

Cercle — Révélation Cosmique

Nous vivons la fin d’un cycle de 25 000 ans. En anglais, il y a l’expression Come in full circle, ce qui veut dire revenir au point de départ. https://idioms.thefreedictionary.com/come+full+circle C’est ce que nous vivons. Nous sommes parti d’une planète dans un état vierge, idyllique, un éden, puis nous avons vécu, évolué et maintenant nous […]

via Cercle — Révélation Cosmique

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Le continuum espace-temps est facile à percevoir. Il y a d’abord le présent, qui est instantané. Il y a le passé, qui est de plus en plus loin. Et il y a le futur, qui se rapproche du présent de plus en plus rapidement. Et puis, il y a la conscience humaine, qui elle sert à se propager dans ce continuum espace-temps.

La conscience humaine peut être résumée ainsi : D’abord, elle est au présent, c’est là qu’elle prend des décisions. Puis elle est au passé, pour aller puiser des informations qui l’aideront à vivre au présent. Et à la fin, elle imagine le futur, pour lui permettre de se guider dans ses décisions.

La conscience au présent utilise la partie rationnelle. La conscience au passé utilise la partie émotionnelle. Et la conscience au futur utilise la partie spirituelle.

Si le présent devient émotionnel, et le passé, rationnel, alors le spirituel n’est plus dans le décor, et la conscience humaine ne peut plus se propager dans le continuum espace-temps.

Le passé n’a pas à être rationnel, puisque le passé c’est le passé et on ne peut pas le changer. Il n’y a donc pas de raison à vouloir rendre le passé juste et rationnel.

Le présent n’a pas à être émotionnel, puisque le présent est instantané, et que les émotions sont un piètre guide pour prendre des décisions.

Le futur doit être spirituel. Parce que l’anticipation d’un futur souhaitable c’est ce qui nourrit les décisions prisent au présent. Un présent rationnel peut faire le tri entre les émotions du passé. Le passé émotionnel permet de mieux se souvenir des actions d’autrefois.

Pour redonner au futur, sa spiritualité, il faut rétablir l’imagination comme source d’espoir et de progrès. Un présent émotionnel ne fait pas la différence entre un passé imaginé et un futur rationnel. On peut aussi dire que si le présent est émotionnel, alors il n’y aucune garantie d’aucune sorte que le futur sera rationnel. Un passé rationnel, quant à lui, ne peut ni soutenir le présent, ni le futur.

Pour redonner au présent, sa rationalité, il faut se donner les raisons de ses décisions. Pour cela, il faut réapprendre à anticiper les conséquences de ses actes et actions. La capacité à anticiper et à prendre des décisions en conséquence, ça se nomme, la responsabilité.

Le passé doit être émotionnel. En se souvenant de ses états émotionnels du passé, on s’assure de préférer des activités qui pourront nous faire du bien. On ne peut pas changer le passé, alors il ne faut pas se contraindre à le reproduire.

Je viens d’avoir une idée…

Tantôt j’essayais de me rappeler le nom d’une chanteuse, parce que je voulais voir l’un de ses vidéoclips sur YouTube. Je me rappelais vaguement les paroles, et je me rappelais la mélodie de la chanson, mais pas le nom de la chanteuse. En me forçant, le seul nom qui me venait était Nancy Whitney Houston, mais je savais que ce n’était pas elle. Je savais par contre, que la chanteuse que je cherchais avait eu un rôle dans le film MadMax 3. J’ai donc fait une recherche sur Google pour trouver la distribution des rôles. Et là je l’ai vue : Tina Turner! En voyant son nom, je me suis même rappelé le nom de la chanson!

Alors, j’ai compris comment fonctionnait ma mémoire. Voilà mon idée : l’information n’est pas stockée dans le cerveau. Ce qui est stocké dans le cerveau, c’est la capacité à reconstituer les stimuli qui amènent à percevoir à nouveau les perceptions d’autrefois. Ce qui est dans le cerveau, ça permet de percevoir à nouveau exactement les mêmes énergies qui ont étés captés au moment de la mémorisation. Oubliez les ‘émotions’, je parle ici que quelque chose de beaucoup plus subtile, et de beaucoup plus objectif.

Par exemple le cas de tantôt, le circuit ne se faisait pas bien pour recréer le stimulus linguistique dans ma tête. Je savais identifier ce que je recherchais, mais je ne savais pas comment recréer son nom. Donc, j’ai pris un autre chemin, celui du film, pour aller chercher le nom que je recherchais. Ça m’a permis de reconnecter la partie ‘Tina Turner’ de ma mémoire, avec la partie ‘What’s love’ de sa chanson, qui était dans mon esprit à ce moment.

Dans le cas des ordinateurs, les ‘bits’ sur un disque dur, ce sont des stimuli qui excitent les transistors, qui eux communiquent entre-eux pour faire des liens et des connexions. Un ordinateur qui ne communiquerait pas avec les humains serait un ordinateur inutile. Donc, nous manipulons sa ‘mémoire’ pour qu’il ait un référentiel qui est similaire à ce que nous pouvons percevoir et changer. En fait, tout et n’importe quoi peut servir d’ordinateur. Les champs gravitationnels et électromagnétiques font de nous une sorte d’ordinateur! Et, non, je ne crois pas que nous sommes dans une ‘matrice’.

Ce que je veux dire, c’est que, l’information, s’informer, ou se souvenir, ce n’est pas quelque chose de tangible en tant que tel. La réalité ce n’est que le souvenir qu’a une sorte de conscience supérieure de ce que nous sommes. Ou si vous voulez, le temps, l’espace-temps, ce qui nous fait nous promener dans le monde physique, ce n’est qu’un éternel processus de mémorisation et de récréation. Malheureusement, certaines strates de nos populations, elles, nous disent avec autorité qu’il n’y a qu’une seule réalité ‘objective’. Mais que veux dire le mot ‘objectif’ ici? Que la réalité est un objet, que l’objectif c’est de rester dans la réalité, ou bien, tout simplement, en invoquant ainsi le principe de ‘réalité, ça permet à tout le monde de se souvenir/percevoir un peu les mêmes choses?

Mais, lorsque nous rêvons la nuit (ou le jour), nous ne vivons pas nécessairement des choses ‘réalistes’. C’est plutôt l’esprit qui se divertit de la responsabilité quotidienne de respecter les souvenirs du créateur. Quant aux rêves prémonitoire, eh oui, tout est possible. Vous savez, avec les ‘algorithmes’ des ‘intelligences artificielles’, on peut de plus en plus prévoir à l’avance ce que chacun de nous veut acheter. Dans mon cas ça ne semble pas trop bien fonctionner, par contre. Si de simple ordinateurs fonctionnant avec des heuristiques algorithmiques peuvent faire des ‘rêves prémonitoires’, alors imaginez ce qui s’en vient dans le futur? Je vais vous donner un indice. L’informaticien Alan Kay a déjà dit que le meilleur moyen de prédire le future, c’était de l’inventer. Quant aux rêves, Philip K. Dick avait dit que la réalité c’est ce qui reste lorsqu’on cesse d’y croire. Quand plus personne et plus rien sera là pour communiquer quoi que ce soit, que pensez-vous qui va arriver? En terminant, n’oubliez pas ceci: la théorie de Big Bang, c’est des foutaises!

L’intercercle.

On dit souvent que la ligne droite est le plus court chemin entre deux points. Les physiciens et les mathématiciens se sont rendus compte que la Nature n’aime pas le gaspillage. Ainsi, le principe de moindre action est né. Le principe de moindre action stipule qu’un corps va utiliser le moins d’énergie possible pour se déplacer. Donc, pour la matière physique, le chemin le plus court sera la ligne droite. Mais vous vous dites, et la gravité, alors? Hé bien, le principe de moindre action stipule aussi, qu’un corps va également se déplacer de manière à accumuler le plus d’énergie dans l’immédiat. De cela, on peut dire que le champ gravitationnel est une source d’énergie. Mais ce n’est pas de cela que je veux parler. Pour faire simple, la matière n’est pas vivante…

La matière n’est pas vivante de notre point de vue, parce que cette matière a un potentiel de vie qui nous est prévisible en tout point de son existence. Elle respecte à la perfection les lois de la physique, et si elle ne les respecte pas, c’est parce que nous n’avons pas compris à quelle sorte de matière nous avons affaire, ou l’état de cette matière. Autrement dit, il y aurait d’autres lois de la physique à découvrir, si nous faisions face à un comportement imprévu de la matière.

Au niveau humain, nous respectons nos propres lois, dans le but de rendre notre expérience de la vie cohérente avec l’expérience de vie des autres personnes qui sont dans notre réalité. Par exemple, dans un rêve, les lois ne sont pas les même que dans notre réalité commune.

Mais comme nous sommes conscients de notre observation de notre réalité subjective humaine, nous savons que nos lois ont étés créées par nous-même et non pas par une sorte d’observateur extérieur qui nous considérait simplement comme de la matière. Mais, croyons-nous que les lois qui régissent simplement la matière qui nous entoure ont étés créées par cet observateur que nous ne pouvons observer?

Imaginez le paradoxe d’Achille et de la tortue. Dans ce paradoxe, Achille court contre une tortue. Mais parce qu’Achille est un coureur rapide, il laisse une avance considérable à la tortue. Le paradoxe dit, que si Achille court rapidement à la même vitesse, et que la tortue marche lentement à la même vitesse, alors Achille ne gagnera jamais la course. Parce que le temps que prendra Achille pour atteindre l’endroit où était la tortue au moment du début de la course, la tortue aura déjà avancé d’une certaine distance, et ainsi de suite.

Ce qui fait que le paradoxe fonctionne c’est l’inflexibilité quant à la vitesse des coureurs. Le paradoxe s’attend à ce que les coureurs courent toujours à la même vitesse. Mais nous savons par expérience de la vie, et à cause du principe de moindre action, que forcément Achille va gagner la course, puisqu’il dépense plus d’énergie que la tortue pour se déplacer.

Maintenant, imaginez un cercle. Vous êtes à l’intérieur du cercle. Mais vous n’êtes pas parfaitement centré. Et vous vous déplacez en ligne droite à l’intérieur du cercle. Mais quoi que vous ferez, vous ne pourrez pas ni sortir du cercle, ni vous centrer parfaitement. Vous ne pourrez ni perdre d’énergie ni en gagner, donc, vous vous déplacerez à vitesse constante. Maintenant, imaginez que quelqu’un veuille vous sortir de là. Il saura uniquement que vous êtes dans le cercle, et il saura la grandeur de ce cercle. Mais pour vous sortir de là, il aura besoin de connaître votre position exacte. Je dis qu’il ne pourra jamais vous sortir de là.

Parce que pour connaître votre position exacte, la personne devra déduire une distance entre le centre et le rebord du cercle, et ensuite elle devra déduire l’angle de ce cercle qui se trouve entre le cercle dont vous êtes prisonnier, et son centre. Soit il réussira du premier coup, soit il sera probablement jamais capable de vous trouver. Mais s’il choisit toujours la même distance et le même angle, il sera un jour capable de vous sortir de votre fâcheuse position si et seulement si, il essaie toujours de vous retrouver à la même position.

Ce que j’essaie de dire, c’est que la vie comme nous l’entendons, est un compromis entre ce qui est possible et ce qui est faisable. La vie humaine en particulier, ce n’est pas quelque chose de binaire. Ce n’est pas « soit on est mort, soit on est en vie ». Plutôt, l’expérience de la vie et de la mort se fait à tous moments…

Du point de vue de la personne qui essaie de sortir l’autre personne de son cercle, cette autre personne est peut-être morte. Du point de vue de la personne dans le cercle, la personne qui essaie de la sortir est peut-être morte. D’un point de vue de l’un ou de l’autre, chacun est peut-être simplement de la matière. C’est la liberté de dépenser notre énergie comme nous l’entendons, qui permet à la vie d’exister. Si Achille et la tortue avaient respectés les lois du paradoxe, la course ne se serait jamais terminée. Ou bien, selon le principe de moindre action, elle n’aurait jamais eu lieue puisque ni Achille ni la tortue n’auraient étés en vie.

Pour rester en vie, il faut faire les bons choix. Si on ne fait aucun choix, alors c’est la mort assurée. Vous me direz que nous mourons tous un jour, qu’on le choisisse on non, et c’est vrai. Mais pour ce que nous pouvons choisir, faisons en sorte d’avoir toute la vitalité qui nous est possible d’avoir, pour pouvoir faire les meilleurs et les plus inattendus des choix possibles pour permettre à la vie de perdurer.

Alors je propose ce mot : l’intercercle. Il désigne une sorte de discipline qui consiste à toujours progresser, et ce même si c’est à pas de tortue. Mais l’idée ici ce n’est pas de progresser en ligne droite. Plutôt, c’est de pouvoir accumuler le plus d’énergie possible pour ensuite l’utiliser quand les bons choix s’offre à nous. Par exemple, ne convoitez pas les extrêmes, mais ne restez pas au milieu non plus.

Tout ce que vous consommez doit résulter d’un choix conscient. Mais aucune règle n’est là pour vous dire quels sont les meilleurs choix. C’est du cas par cas, tout le temps. Un autre exemple, c’est l’argent. Si vous achetez des biens inutiles ou dispendieux, vous ne pourrez plus ensuite choisir ce que vous voudrez ensuite obtenir. Mais les biens qui coûtent le moins cher s’usent plus rapidement, et les biens les plus onéreux ne sont peut-être pas adaptés à votre situation. Les émotions vous permettent de vous sentir en vie, mais la vie ce n’est pas les émotions. Vous ennuyer à une tâche ce n’est pas aussi bien que de ne penser à rien. Dans la vie, la règle principale, c’est de rester en vie et d’aider les autres à faire de même. C’est tout.

L’ego est une arme/armure.

L’ego est une arme/armure. Elle peut être portée/utilisée pour se protéger des attaques spirituelles et émotionnelles, ou bien pour attaquer en retour de telles attaques.

Les militaires ont des armes. C’est pour protéger la population, ou bien pour attaquer d’autres militaires ou, malheureusement, d’autres populations. Les militaires sont très hiérarchisés.

Nos policiers sont armés. Ils sont eux aussi hiérarchisés. Mais pas autant que chez les militaires. Heureusement, ou malheureusement, nos policiers sont de plus en plus armés. Ils sont là pour protéger la population contre elle-même, ou pour faire appliquer par la force de persuasion, des décisions politiques.

Nous avons tous et toutes (plus ou moins) un ego. Notre société est de plus en plus hiérarchisée. Ceux qui ne peuvent pas porter l’armure de l’ego, ou ne peuvent pas l’utiliser comme arme, sont considérés comme des handicapés.

L’école nous conditionne (plus ou moins), dès notre plus jeune age, à utiliser l’ego. Donc, l’école nous fait coller à cette réalité hiérarchisée de type militaire, qu’on le veuille ou non.

L’organisation du travail est vue de plus en plus comme une guerre. Nos employeurs se comportent comme des généraux d’armée. Ils ont de très puissants egos.

Et là, il y a perversion de l’ego. C’est à dire, la version simple de l’ego comme arme/armure spirituelle et émotionnelle, devient ici une version compliquée et intriquée, avec d’autres types de paradigmes militaires…

L’ego est désormais utilisé pour empêtrer tout le monde dans toutes les sortes de guerres possibles. Notre Dieu est désormais le dieu de la guerre. Je me demande bien pourquoi. À qui ça profite, tout cela? En quoi le profit doit être un avatar de progrès? Pourquoi le travail a été pervertie de cette façon à nous faire croire que seul le profit est un indicateur de la valeur?

Moi je le dis, il faut jeter les armes.

La pluricratie.

Dans la pluricratie, l’élite c’est la diversité, ou la diversité c’est l’élite…

Dans nos belles démocraties, l’élite sont ceux qui se font élire. Pour se faire élire, il faut bien paraître, avoir un beau discours, et penser ou concevoir les choses de manières conventionnelles, ou consensuelles. Mais pour bien paraître, avoir de beaux discours, et penser les choses de manière à ne pas bousculer le plus grand nombre, il faut déjà avoir eue une bonne éducation. D’après moi, c’est surtout le milieu dans lequel baigne la personne durant son enfance, qui fait ou non qu’elle aura eue une bonne éducation. Parfois c’est un coup de chance, mais souvent ce n’en est pas. Les élites dans nos sociétés, sont en général des personnes bien en vue, qui n’auront pas passés leur vie à travailler dans une usine ou une manufacture…

Là où ça pose problème, c’est que les élites, sans le vouloir, perpétuent ce système dans lequel les choses ne changent pas. Parce qu’ils se croient importants, ils se disent que c’est à cause de leurs qualités s’ils ont le pouvoir. Ils se disent que s’ils ont réussis dans la vie, c’est parce qu’ils ont eu une bonne éducation, ou un peu de chance. C’est peut-être vrai, mais c’est peut-être aussi le cas, que nos élites ne souhaitent pas changer la dynamique de pouvoir, dans nos sociétés. Peut-être qu’ils ont de grandes visions, mais ne peuvent pas nous les communiquer de manière satisfaisante. Peut-être que les élites actuelles ne peuvent pas changer les choses. Peut-être, que les élites actuelles n’ont pas le pouvoir de nous élever à leur niveau. Peut-être même, qu’ils ne souhaitent même pas…

Là où j’en veux venir, c’est qu’un système de dynamique de pouvoir qui récompense une minorité, est un système où la minorité ne souhaite pas que le système change. Ce genre de système est très bon pour convaincre n’importe quelle élite, que c’est comme cela que les choses doivent être. Le problème, c’est que le système actuelle s’est mis à prendre des décisions à la place de nos élites. C’est comme si il n’y avait plus aucun imprévus, comme si tout était tracé d’avance, que tout le monde savait où nous nous en allons tous. On peut choisir qui nous représente, mais nos représentants seront toujours un peu du pareil au même…

Le problème qui s’en vient, c’est que dans un futur plus ou moins proche, je crois que les choses deviendront de plus en plus imprévisibles. Qui dit imprévisibilité, dit problèmes. Aussi éduqués que puissent être nos élites, ils ne seront pas capables de prendre des décisions convenables face à toutes les imprévus. Pire, ils ne pourront pas faire respecter les décisions prises, parce qu’ils ne sauront pas comment nous communiquer leurs solutions de manière à se faire comprendre. Leur éducation ne les aura pas préparé à ce qui peut possiblement advenir bientôt. Autrement dit, nos élites ne seront plus du tout les meilleurs de notre société, mais continuerons de nous diriger. Pendant un certain temps, les beaux discours, la pensée consensuelle, et une apparence de manière conventionnelle de faire les choses, donnera l’illusion que tout est sous contrôle…

Le vrai problème, c’est que nous sommes trop nombreux, trop diversifiés, et de plus en plus ingérables par une simple minorité aussi élite qu’elle puisse l’être. Et là, je ne parle pas de spécialisation, je parle de diversification de l’expérience humaine. Une expérience humaine diversifié apporte son lot d’imprévisibilité. Et qui dit imprévisibilité, dit problèmes inédits…

Alors, la solution passe d’abord par l’éveil des électeurs. Ensuite, il faut reconnaître qu’il y a de plus en plus d’anachronismes entre ce qui nous est permis, ce qui est toléré, et ce que nous voudrions faire si nous le pouvions.

Ensuite, il faut reconnaître que si c’est vrai que nous n’avons qu’une vie et qu’il ne faut pas la gaspiller, alors de travailler toute sa vie pour pouvoir un jour se payer une bonne retraite, ce n’est pas ce que souhaite de plus en plus d’électeurs…

Mais qui sont les électeurs? Les électeurs sont le peuple. Et puisqu’en démocratie c’est peuple qui a le pouvoir, et parce que notre peuple est constitué de personnes de plus en plus diverses qui vivent chacun leurs propres problématiques, il faut alors reconnaître que le peuple, désormais est l’élite de sa propre vie.

La pluricratie c’est de laisser à chaque groupe d’électeurs la liberté de prendre leurs propres décisions pour trouver leurs propres solutions à leurs propres problématiques.

Mon exemple personnel : j’aime l’informatique, mais j’ai peur d’oser exprimer mon potentiel créatif. Je ne suis pas un hacker, je ne crée pas de virus ou de chevaux de Troie. Ma problématique c’est que je ne peux pas créer comme je le veux, parce que j’ai peur d’empiéter sur la ‘propriété intellectuelle’ de quelqu’un d’autre. De mon point de vue, c’est très probable que je puisse violer des brevets sans le vouloir. Je n’ai pas étudié l’informatique à l’université, je n’ai pas une pensée conventionnelle ou consensuelle sur la manière de programmer des algorithmes pour solutionner des problèmes que j’aurai identifié. Pour moi la programmation ce n’est pas quelque chose de simplement utilitaire. Je vois dans l’informatique quelque chose d’artistique qui plaît à mes sens, mais je sais que ce n’est pas le cas pour la majorité des électeurs. Pour moi un ordinateur ce n’est pas simplement un outil. J’aimerais avoir le droit de créer tous les logiciels que je veux. Je ne veux pas réutiliser le code source écrit pas d’autres, mais la simple problématique des ‘brevets d’inventions’ me gène beaucoup à m’exprimer par la voie des algorithmes et des interfaces.

Là où je veux finalement en venir, c’est que je ne souhaite aux autres mes problèmes, mais je ne crois pas avoir mon mot à dire sur comment eux gèrent leurs propres problèmes. La pire chose qui puisse être fait, c’est de nier les problèmes des autres sous prétexte qu’on en est pas affecté en particulier. Donc, pourquoi la société ferait une exception pour moi, pour vous personnellement, ou pour quiconque? Pourquoi les élites se préoccuperaient des problèmes particuliers de chaque électeur?

Pourquoi moi je me préoccuperais des problèmes de mes élites? Mais sont-ils mes élites au juste? Non, parce que les élites d’un groupe ne sont pas les mêmes que les élites d’un autre groupe. Dans le fond, tout le monde est pareil. Une majorité n’a pas à décider de tout et de n’importe quoi, en particulier si le seul rêve de cette majorité, c’est faire perdurer leur mode de vie particulier ad vitam æternam.