Le complot des débiles contre l’humanité.

Le cycle de vie d’une entreprise est assez simple. En premier, elle est fondée sous un élan initial dans le but d’offrir un produit ou un service inédit dans le marché visé. Ensuite, c’est le développement. On embauche des employés qui aideront à la conception de nouveaux produits, ou au maintien du ou des services offerts. Et enfin, l’entreprise se met à mourir. Parfois la mort peut être brutale, comme une faillite, et parfois l’entreprise se divertit de certains de ses intérêts.

Dans nos sociétés, il y a principalement deux types de personnes. De un, il y a les créatifs, les débrouillards, les imaginatifs. Et de l’autre, il y a ceux qui sont prévisibles, qui suivent les règles, qui font des plans, qui ne veulent pas d’imprévisibilité. D’une certaine façon, on peut dire que ces deux types de personnes sont à l’opposé complète concernant ce qu’elles peuvent faire.

En général, les entreprises sont gérés par des personnes qui sont prévisibles, qui suivent les règles, qui font des plants, et qui ne veulent pas d’imprévisibilité. Les personnes créatives, débrouillardes et imaginatives, donc, des personnes imprévisibles, sont alors relégués au second plan. Les personnes qui gèrent les entreprises veulent s’entourer de collaborateurs qui fonctionnent comme eux. Les collaborateurs veulent ensuite s’entourer de subalternes avec qui ils peuvent communiquer efficacement. Les subalternes, en retour, doivent être capables de suivre les règles et faire des plans. Parce que les choses doivent être prévus d’avance, ils n’aiment pas l’imprévisibilité qui leur forceraient à changer les plans déjà faits. D’une manière perverse, toutes les branches de la hiérarchie d’une entreprises se mettent peu-à-peu à fonctionner de la même manière. Cette manière de fonctionner privilégie de fait des personnes qui sont prévisibles, qui suivent les règles, qui font des plans, et qui ne veulent pas d’imprévisibilité. Les personnes créatives, débrouillardes, et imaginatives, finissent par délaisser les entreprises pour lesquelles elles travaillaient, de gré ou de force.

Le système scolaire de nos sociétés tente de former les élèves pour leur future vie d’adulte. Parce qu’un adulte travaille, les programmes des ministères de l’éducation sont conçus pour permettre aux futurs employés/employeurs d’acquérir les connaissances et comportements qui les rendront utiles sur le marché du travail. Puisque les entreprises préfèrent les employés/employeurs qui sont prévisibles, qui suivent les règles, qui font des plans, et qui ne veulent pas d’imprévisibilité, les ministères d’éducation privilégient donc une éducation qui encourage ces qualités, au détriments des qualités inverses. De fait, les systèmes scolaires occidentaux, dans la grande majorité, découragent ce qui est imprévisible de la part des élèves.

Ce qui fait, que de génération en génération, il y a de moins en moins de personnes sur le marché du travail qui sont créatives, débrouillardes, imaginatives et imprévisibles.

Parce qu’il y a de moins en moins de nouvelles idées en circulation, de moins en moins de créativité, et d’imagination, les entreprises doivent faire plus avec moins. Les rares entreprises qui savent innover de nos jours sont celles qui attirent les personnes créatives et imaginatives. Les autres doivent se contenter de ce qu’elles sont capables de faire, jouer sur les permutations de leurs offres commerciales, et prétendre que le vieux est nouveau.

Parce que la créativité et l’imprévisibilité ne peuvent pas être codifiés par des symboles, et transmis de manière académique, tout système basé sur l’autorité ne peut pas faire émerger de la créativité là où il n’y en a pas. En fait, la seule chose qui peut véritablement induire et maintenir la créativité chez un être humain, c’est la liberté. Or, la liberté implique l’imprévisibilité. Mais l’imprévisibilité est incompatible avec un système dont le but est la prévisibilité. Et le but de tout système basé sur l’autorité est justement la prévisibilité. Alors tous les systèmes basés sur l’autorité sont condamnés à court, moyen, ou long terme, à décimer les personnes créatives des populations qui lui sont soumises.

Un gros problème, c’est que c’est l’imprévisibilité qui permet à une personne de jauger si elle est libre ou non de créer. Si une personne créative ne se sent pas libre, elle aura peur de s’exprimer, d’exposer ce à quoi elle imagine, ou même à faire preuve de débrouillardise. En retour, la peur encourage à ne plus avoir peur. Alors la personne devra soit se mentir à elle-même, ou pire, perdre sa capacité de créer. La perte de liberté qui empêche la personne de créer, de s’exprimer, ou bien d’être imprévisible ne vient pas tant d’en haut dans la hiérarchie des entreprises et des sociétés, mais vient plutôt des autres, de ceux qui sont prévisibles, qui suivent les règles, qui font des plans. Ces personnes peuvent inclure des collègues, des amis, des connaissances ou la famille proche ou immédiate.

Si on peut dire qu’une personne créative, débrouillarde et imaginative est une personne habile, et que le contraire d’une personne habile est une personne qui est prévisible, qui suit les règles, qui fait des plans, et qui ne veut pas d’imprévisibilité, alors peut-on dire que ce dernier type de personne est une personne « débile »? Je crois que oui, alors pour la suite des choses, je vais faire références aux créatifs, imaginatifs et débrouillards comme des personnes « habiles », et les personnes qui sont prévisibles, qui suivent les règles, qui font des plans et qui ne veulent pas d’imprévisibilité seront les personnes « débiles ».

La liberté et la sécurité sont deux notions difficilement conciliables, qui ne peuvent pas être circonscrites dans des domaines précis. La sécurité permet la dépendance envers une certaine prévisibilité. Mais puisqu’un système basé sur l’autorité a pour but la prévisibilité, et que tous les systèmes qui encouragent les débiles finissent tôt ou tard à avoir des débiles à leurs têtes, on peut alors supposer sans se tromper que la finalité de tout système qui dépend de la soumission à des règles, du respect des plans, et du contrôle des éléments imprévisibles est de carrément mourir! Parce que lorsqu’un système ne peut trouver de nouvelles solutions à des imprévus, et qu’un imprévu, même minuscule survient dans ce système, le système en entier va disparaître, comme une série de dominos qui tombent l’un après l’autre. Et quand un système meurt, les êtres humains qui restent se rassemblent en deux catégories distinctes, soit les habiles, et les débiles. Privés de repères institutionnels, les débiles se comporteront comme des criminels. Et si les habiles ne peuvent pas contrecarrer contre leurs agressions, ils seront assujettis à ces criminels et tout le cycle recommencera.

Un des éléments du plan des débiles les plus hauts placés dans l’entreprise humaine, actuellement, c’est l’instauration d’un gouvernement mondial. Il faut savoir que le fameux système dont nous faisons tous partie est mondial depuis très longtemps. La mise en place d’un seul gouvernement qui soumettra tout le monde aux mêmes lois n’a pour but que de faciliter la communication entre les chefs de l’entreprise humaines, et les subalternes qui sont présentement les dirigeants de nos pays. Ainsi, les véritables chefs de nos vies pourront sortir au grand jour et se faire vénérer ou haïr par les débiles de notre planète.

Que le plan des débiles actuels sur notre planète soit poursuivie ou abandonné dans les prochaines années n’est pas très important pour la suite des choses. Parce que tant que restera sur cette planète suffisamment de débiles pour imposer quoi que ce soit à des personnes créatives, le cycle recommencera. Si ce n’est pas dans cette rotation-ci de notre système solaire autour du centre de la Voie Lactée, alors ça sera dans un tour suivant, ou plus. Le but réel, le complot des débiles, en fait, c’est de détruire toutes les personnes habiles de toutes les planètes de notre galaxie. Car une fois que les débiles arriveront à s’accaparer de notre planète et à aller voir ailleurs, l’infection se répandra. Peut-être même que l’infection de débiles provient d’une autre planète que la nôtre!

Osons imaginer: peut-être que les débiles ont besoin d’infecter planète après planète, au cas où les systèmes des planètes déjà sous leur contrôle ne meurent trop vite! Alors plus il y a de planètes contaminé, mieux c’est! Et plus il y a de planètes contaminés, plus il y AURA de planètes qui à leur tour seront contaminés.

Ce texte ne s’adressait pas tant aux débiles de notre monde, mais plutôt à ceux qui sont encore capables de rester habiles. C’est, en quelque sorte, un avertissement sur ce qui nous attends, si nous ne trouvons pas rapidement (ou déployons) un moyen pour contenir les quelques dix pourcent de la population mondiale qui sont irrécupérables car ils sont trop débiles pour redevenir de véritables être humains. 😦

 

Post scriptum: Pour différencier un débile d’un habile, ça prend beaucoup d’effort et de créativité. Il n’y a aucune méthode enseignable pour ça. Le mieux que je puisse proposer à l’heure actuelle, c’est de tenter de développer la créativité et l’imagination du plus grand nombre possible de personnes. Et plus les habiles seront nombreux à s’exprimer, plus les véritables débiles de notre planète seront évident à identifier. Bonne chance!

Auteur : leresidue

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