Union et dispersion : la dynamique respiratoire d’une force révolutionnaire…

Cette idée est encore un « work-in-progress », mais je veux quand-même la communiquer au cas où d’autres personnes seraient en mesure de l’améliorer. Je ne me suis pas relu, je ne sais pas si c’est suffisamment limpide. Mais je met quand-même mon texte ici, parce que je crois que tout le monde doit faire sa part, et qu’il n’y a plus de temps pour attendre…

Pour faire une révolution, il faut que tout le monde soit uni. L’union du plus grand-nombre peut être suffisant pour imposer un changement profond. Mais si les réfractaires au changement sont trop nombreux, il y aura un risque accru de violence aussi bien des révolutionnaires, que de leurs opposants. Alors, mon idée pour forcer un changement profond sans violence, la-voici:

L’idée c’est de se mettre en groupe pour imposer le changement. Mais aussitôt qu’il y a de la violence, tout le monde se disperse. En se dispersant, en ne restant pas sur place, ça évite au plus grand nombre d’interagir avec les agitateurs et les casseurs. Alors les forces du régime pourront arrêter plus facilement ces personnes.

Une fois dispersés, ça prend un moyen pour se réunir à nouveau. Se réunir au même endroit qu’au départ n’est pas souhaitable, puisque les forces du régime continueront à garder l’endroit. Et parce que techniquement les casseurs faisaient partie du groupe, n’importe qui qui retournera sur les lieux du « crime » seront considérés comme suspects par association.

Pour se réunir à nouveau, voici mon idée:

Chaque personne de la révolution devra essayer de reconnaître de visu au moins 3 personnes différentes. Lorsque qu’il y a dispersion, la personne devra essayer de garder contact avec au moins l’une de ces personnes. Après la dispersion, pour redevenir un groupe uni, il suffira à ces personnes de repérer d’autres personnes qu’elles peuvent reconnaître de visu, d’aller à leur rencontre, et ensemble chercher d’autres personnes en usant de la même méthode. Ainsi, le groupe redeviendra uni de manière organique, qui est plus efficace qu’une coordination de manière hiérarchique.

Pour imposer le changement, mon idée c’est que la seule présence d’un groupe immense qui reste sur place, juste à occuper l’espace, peut être suffisamment intimidant pour provoquer une réaction irresponsable des forces du régime…

En cas d’agression envers des membres du groupe sans provocation préalable (hormis le fait d’occuper l’espace contre le gré des autorité et de ne pas respecter les directives de la dite-autorité quant à une dispersion hâtive), il faudra se résoudre à user de la force. Voici comment la force devrait être utilisée:

Vous ne faites d’immobiliser le ou les agresseurs, et c’est tout. Une fois la personne calmée, vous la laissez partir. Si elle recommence, vous l’immobilisez à nouveau. Ce manège pourrait durer longtemps, mais n’oubliez pas la force du nombre: vous êtes plus nombreux que ces personnes, et elles seront intimidés de par votre seule présence.

Dans le cas où l’un ou plusieurs des agresseurs seraient armés, vous les désarmez pendant l’immobilisation. Vous ne redonnez pas l’arme ensuite, parce que vous ne pouvez pas faire confiance à la personne. Faudra trouver un moyen pour détruire l’arme, ou la mettre à un endroit où elle ne pourra plus être utilisée le temps de la manifestation.

J’ai écrit plus haut que s’il y a de la violence, qu’il faille se disperser. Ça tient toujours. Tout le monde doit se disperser s’il y a du grabuge, de la destruction de biens et mobiliers physiques. Mais s’il y a agression envers une personne, alors l’immobilisation de la personne fautive prévaut sur la dispersion. Comme cela, une partie du groupe restera à immobiliser l’agresseur, tandis que le reste du groupe se dispersera. Mais puisque le reste du groupe ne sait pas nécessairement qu’il y a du grabuge, il ne se dispersera pas tout de suite. La partie du groupe qui imposera l’immobilisation permettra en fait de retarder la dispersion, permettant ainsi au groupe entier de continuer l’occupation de l’espace. Encore une fois, c’est une méthode organique d’arranger les choses.

Et souvenez-vous, il n’y pas de chef, pas de leader. Mon idée d’union et dispersion, je crois, peut être appliquée par tout le monde, n’importe quand, sans avoir besoin de coordonner des manifestations. Il suffit que vous connaissez de visu quelques personnes, et de vous mettre d’accord. Oui, si vous ne connaissez pas grand monde, votre groupe ne sera pas intimidant. Mais si tout le monde s’associent, se connaissent, communiquent entre-eux, alors, peut-être que là, une révolution en bonne et due forme pourra avoir lieue.

C’est comme si le groupe était de l’oxygène. En se mettant ensemble en union, le poumon de la révolution inspire l’oxygène. En se dispersant, c’est comme si le poumon expirait l’oxygène. La respiration permet alors au corps social d’avoir un métabolisme, qui permet ainsi de guérir plus facilement des blessures subies par les psychopathes d’État sans scrupules.

Que pensez-vous de mon idée? Avez-vous vous-même des idées pour améliorer la dynamique respiratoire?

Auteur : leresidue

Bonjour à vous!

2 réflexions sur « Union et dispersion : la dynamique respiratoire d’une force révolutionnaire… »

  1. L’idée exige du courage et de la détermination, ainsi que des techniques à point pour confronter physiquement les fauteurs de troubles.
    La réunion en un seul groupe des gens dispersés causera problème sans aucune communication ni planification préalable. Il se formera divers regroupements qui ne s’agglutineront pas. Malheureusement, toute organisation sans leader favorise le chaos. Émergeront des leaders spontanés dans chacun des sous-groupes qui n’auront aucune idée des intentions des autres, créant des freins à la réunification. Si certains croient aux possibilités de se passer de leaders, chacun des membres d’une foule entière n’a certainement pas cette opinion et ne demande qu’à être orienté pour éviter la confusion, les pertes de temps et d’énergie occasionnées par l’incohérence inhérente à tout système non dirigé. Les leaders, c’est comme les pissenlits, ça apparait sans prévenir, sans invitation, ça s’incruste et ça finit par prendre toute la place. En revanche, ça crée une cohésion essentielle lorsqu’un groupe est constitué d’un nombre important d’inconnus.
    Exiger l’absence de tout leader est incompatible avec le fonctionnement adéquat et coordonné d’un groupe lorsque le nombre d’individus disparates qui ne se connaissent pas personnellement est élevé. Contrairement à ce qu’on peut penser, l’anarchie sert les intérêts des gouvernements en dissolvant les forces antagonistes en présence.

    Aimé par 1 personne

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