La « liberté de consommer » est antagoniste à la liberté d’être en vie.

Être en vie, c’est une liberté qu’on acquiert lorsqu’on vient au monde. Cette liberté nous quitte lorsqu’on quitte le monde. La liberté d’être en vie implique la responsabilité de faire attention au monde pour que d’autres êtres vivants puissent bénéficier à leur tour de la même liberté un jour.

Être en vie ne nécessite aucunes règles inventées ou arbitraires, car le monde a en lui-même la capacité d’imposer des limites aux êtres vivants. En fait, un être vivant doit quitte le monde lorsqu’il transgresse certaines de ces limites.

Les êtres humains sont des cas spéciaux. Ils ont la capacité de « faire semblant » à volonté. Ça veut dire qu’ils peuvent « faire semblant » que le monde a des limites autres et différentes de celles auxquelles les êtres humains, comme tous les autres êtres vivants d’ailleurs, sont soumises.

En cours de route, les êtres humains ont oubliés qu’ils faisaient semblants. Ils ont oubliés que les limites qu’ils s’imposaient n’étaient pas strictement nécessaires pour rester en vie. En quelque sorte, ils ont perdu la capacité de « faire semblant », ils sont devenus moins vivants.

Mais, ils n’ont pas oubliés qu’ils sont spéciaux. Ils ont simplement perdu la carte, si on peut dire. En fait, la capacité de « faire semblant » est toujours là, mais elle est cachée.

La liberté d’être en vie implique une responsabilité importante. Mais puisque les êtres humains ont étés dénaturés de leur essence profonde, ils ont perdu certains aspect de leur liberté. Alors, ils ne peuvent plus s’acquitter convenablement de leur responsabilité naturelle envers le monde.

Pour continuer de « faire semblant », pour tenter de compenser pour la liberté perdue, les êtres humains se sont mis à consommer. Pour contrer l’ennui, ils consommèrent de plus en plus. Mais après un certain temps, l’ennui revint. Alors ils sont mis à diversifier leur consommation.

Pour s’assurer d’avoir toujours plus de diversité dans leur consommation, les êtres humains se sont imposés toujours plus de règles, toujours plus de limites. La conséquence est facile à déduire: toujours plus de consommation pour compenser le manque de liberté additionnelle.

En étant encore moins libres, ils sont encore moins responsables envers le monde. Le monde lui, devient de moins en moins habitable pour la vie, il ne pourra bientôt plus accorder la moindre liberté.

Pour que la vie existe, ça prend un monde où habiter, un monde auquel on fait attention. Être en vie implique de mourir un jour, quand certaines limites seront atteintes. Mais le monde a lui aussi ses propres limites, il peut lui aussi mourir. C’est pour ça qu’il nous demande d’être responsables, c’est pour ça qu’il nous impose lui aussi des limites.

En nous imposant des limites artificielles qui nous empêchent d’être réellement en vie, on finit par oublier de vivre. On finit par devenir des morts-vivants, et on s’en rend même pas compte.

Alors j’ai une question pour vous: est-ce que vous jouez à être qui vous êtes? Ou bien, ce sont vos limites qui font qui vous êtes? Bonne chance pour la suite des choses…

Auteur : leresidue

Découvreur d'humanité (ouais, super prétentieux ^^ )

2 réflexions sur « La « liberté de consommer » est antagoniste à la liberté d’être en vie. »

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