Le pouvoir schizophrène…

Dans une société de droits, on s’en remet au pouvoir, à l’autorité, pour dicter le chemin sociétal. C’est un peu comme lorsqu’une tribu est dépossédée de son territoire : ceux qui ont beaucoup voyagé se proposent pour guider la tribu vers de nouveaux pâturages. On choisi un guide, ou un chef, pour s’assurer que tous les membres de la tribu suivent en troupeau, pour ne perdre personne en cours de route.

Dans nos sociétés Occidentales, présentement, nous sommes tranquillement dépossédés de notre territoire sociétal. L’État de droits va tout croche, les repères disparaissent, et parfois le fait même de suivre le chemin tracé (les fameuses lois et règlements) nous mène tout droit en galère. En fait, pour vivre en harmonie avec les autres, dans nos sociétés actuelles, il faut parfois faire fi de la loi, et s’autoriser à suivre le bon sens commun. ATTENTION, je ne dis pas qu’il ne faut pas respecter la loi, je dis seulement que la loi en état actuelle des choses, POURRAIT être un obstacle pour le maintien de la paix et de l’harmonie dans nos sociétés.

Quand on veut aller dans le droit chemin, on tente d’être équitable avec tout le monde. Dans une tribu, c’est plutôt facile : tout le monde se connaît, alors l’entraide se fait aisément. Dans nos sociétés actuelles, il y a beaucoup d’anonymat. Ce n’est pas possible de connaître tout le monde, et ce n’est peut-être pas souhaitable non plus. Parce que plus une population est dense, plus l’émergence de comportements inédits devient inévitable. Et dans ces comportements, il y en a qui sont incompatibles avec ceux qui définissent la normalité comportementale de la société. Ce n’est pas tant que ces comportements sont nuisibles, mais bien qu’ils sont incompatibles entre-eux. Alors pour maintenir la paix et l’harmonie, la société doit peut-être se départir de certains membres. Parce que sinon, il y aura des castes, une hiérarchisation des membres, et la société de droits ne pourra plus en être une si elle veut continuer d’être une société unie et/ou équitable.

La schizophrénie est caractérisée entre-autres par une perte de contact avec la réalité, et une anosognosie, c’est-à-dire, que la personne schizophrène ne sait pas qu’elle a un problème. Notez que c’est commode comme notion, l’« anosognosie », parce que n’importe quelle personne avec des comportements inédits qui ne cadrent pas avec le reste, on pourrait lui faire porter le chapeau de la maladie mentale, et le déni de la personne du trouble serait en lui-même un symptôme du dit-trouble. En fait, dans la Russie Soviétique, il y avait justement un trouble mental, la « schizophrénie torpide », qui était utilisée contre certains opposants au pouvoir en place. La schizophrénie torpide a été discrédité depuis, mais je ne peux pas m’imaginer tout le dommage que cela a fait à bien des gens innocents.

Revenons à la « vraie » schizophrénie, celle qui est « officielle ». Citation de wikipédia : « La schizophrénie se traduit par des contours incertains de la personnalité, voire une incertitude pour délimiter son corps physiquement. Il s’agit d’une approximation dans le discernement des contours identitaires, cernés avec difficulté, et non pas d’une dissociation de l’esprit en plusieurs parties. ». Je retiens dans cette citation, deux phrases : « approximation dans le discernement des contours identitaires », et « une incertitude pour délimiter son corps physiquement ».

Le corps physique d’une nation, c’est la délimitation de son territoire. Et les contours identitaires d’une nation, c’est son patrimoine culturel, linguistique, ses coutumes, ses valeurs, etc. Quand une nation ne reconnaît plus ses valeurs d’autrefois, que la langue et les coutumes changent, que le patrimoine culturel s’éteint à petit feu, que doit-on en penser?

À Rome, il faut faire comme les Romains. Ça veut dire, que lorsqu’on est dans une société donnée, on tente de ne rien brusquer. On se plie au règles en espérant qu’on ne brime aucune lois. Et quand on retourne chez soi, on retrouve nos origines, on n’a plus besoin de faire d’efforts pour ne rien brusquer, tout redevient familier. Êtes-vous d’accord avec ça?

Moi ce que je crois, c’est que nos dirigeants ne sont plus nos guides, ils ne sont plus nos chefs. La tâche de politicien est devenue un emplois, un rôle comme un autre. Les élites ne sont plus ceux que nous croyons. Où sont-ils, que font-ils?

Ce que je pense, c’est que cela nous prends de nouveaux chefs, de nouveaux guides. Ça prend des personnes qui sauront retrouver un nouveau territoire sociétal à nos tribus. Parce que présentement, le pouvoir n’a ni queue ni tête : il est schizophrène.

Auteur : leresidue

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