Les oranges mécaniques.

( D’abord, je veux souligner le fait que je n’aime pas le film ‘Orange Mécanique’, et que je ne parle pas dans ce texte de violence explicite. Mais le terme ‘orange mécanique’ m’est indispensable pour ce texte, en particulier à cause de la symbolique du film, et du fait que je vais d’une certaine façon parler ici des dirigeants et des politiciens… )

Définition

Une ‘orange mécanique’, c’est une personne sans aucune substance, dont les comportements ne sont régis que grâce à un ensemble de règles préétablies. Ces règles préétablies sont le fruit de psychopathes qui ne souhaitent pas avoir de concurrence…

Introduction

Le fascisme néolibéral est une idéologie basée sur le pouvoir sur autrui, de manière à imposer un prédicat de liberté d’entrepreneuriat de gré ou de force. Si c’est ‘de gré’, alors tant mieux, qui se ressemblent, s’assemblent. Mais si c’est de force, alors les fascistes vont utiliser la force sous toutes ses formes, pour ensuite dire éhontément que les contraires s’attirent. Le but du fascisme néolibéral c’est d’imposer une seule manière de se comporter, dans laquelle les premiers arrivés seront les premiers récompensés (et nous savons tous qu’avec de l’argent, on peut acheter de l’argent).

Déroulement

La structure économique du fascisme néolibéral est de type pyramidal. Mais contrairement à un système à la Ponzi, la pyramide néolibérale est fondé sur la dette plutôt que le gain. C’est-à-dire, les plus riches prêtent à d’autres riches moins fortunés, qui eux en retour prêtent à encore moins riche, et ainsi de suite. Les intérêts qui découlent de chaque prêt sont la garantie que personne ne perdra d’argent, sauf les moins fortunés, qui doivent assumer tous les risques. Ce que cela veut dire, c’est que dans ce système pyramidal, si vous ne pouvez pas payer les intérêts, alors c’est comme si vous ne vouliez pas payer votre dette. La force coercitive pourra alors se justifier pour vous forcer à payer. Alors, les plus riches s’enrichissent, tandis que les plus pauvres stagnent.

Le système est basé sur un rapport de force asymétrique entre ceux qui profitent du système, et ceux qui se font exploiter. Les profiteurs connaissent bien la loi, et savent que les exploités ne la connaissent pas. Alors ils jouent sur des concepts connus des exploités, comme l’honneur, la responsabilité, ou la réputation. Et si ça ne fait pas le travail, alors la loi est utilisée comme un outil, un peu comme quand on utilise un marteau ou un tournevis. Les contrats sont là pour faire respecter une parole donnée. Mais c’est toujours l’exploiteur qui écrit le contrat, et jamais l’exploité. On peut bien sûr s’abstenir de signer tout contrat, mais se faisant, on se prive d’une grande partie de ce que la société a à offrir.

Une partie des profiteurs sont comme des oranges mécaniques. Pour plus haut dans la pyramide, c’est comme si ces personnes étaient des automates. Parce que ces ‘oranges mécaniques’ ont les comportements prévisibles désirés, il est alors inutile de les chapeauter ou de les menacer d’une force coercitive. En retour, ces ‘oranges mécaniques’ croient que le système en place est juste et équitable, et que ceux qui ne profitent pas du système le font volontairement.

L’entreprenariat

Sous le système fasciste néolibéral, l’entreprenariat semble le moyen le plus sûr pour s’affranchir d’une servitude involontaire. Mais contrairement à un système équitable, dans ce système-ci, c’est la connaissance des règles et des lois qui prédispose une personne à réussir ou non dans le démarrage de son entreprise. L’idée de départ, ou le concept, est alors secondaire, pourvus que le fondateur de l’entreprise sache se diriger dans les rouages du système. Si quelqu’un a une idée ou concept innovateur, soit son entreprise sera racheté par d’autres entreprises plus grosses, ou bien, la personne ne profitera pas de ses efforts, et les idées/concepts tomberont pour un temps dans l’oubli.

Pour les entreprises qui ont du succès, l’introduction en bourse peut être tentante. Mais une fois listé en bourse, si le fondateur se départie d’une part importante de ses actions, il peut perdre le contrôle de son entreprise. Le contrôle reviendrait alors aux actionnaires majoritaires. En général, les actionnaires majoritaires sont des groupes, dont le but c’est de faire fructifier leurs ‘avoirs’. Les bénéfice de l’entreprise ne sont plus alors utilisés pour l’entreprise elle-même, mais sont plutôt redirigés pour payer des dividendes aux actionnaires.

Le formatage

Pour s’assurer du maintien de cet ‘ordre systémique’, il faut conditionner la population dès le plus jeune âge à trouver normal cette manière de procéder. La propagande aidant, l’implantation de l’idée que le confort matériel est le plus grand luxe que peut se permettre l’humanité, se fait sans anicroche oui presque. Ceux qui rejettent la doctrine sont étiquetés dès le jeune âge avec les diagnostiques recommandés pour s’assurer qu’ils perdent en crédibilité auprès de ceux qui auront accepté l’implant sans problèmes.

Le rôle de l’école est d’inculquer les règles qui régissent en partie ce système. Le but n’est pas tant de se souvenir de tout ce qui est enseigné par l’école, mais d’avoir au bout du compte un ‘diplôme’ qui certifie que le formatage a eu lieu.

Une personne formatée ne deviendra pas nécessairement riche. Mais elle se conformera à cet ‘ordre’ parce qu’elle sera incapable d’être autonome. Mais, à cause de la propagande, elle croira que le simple fait d’avoir un emploi et un salaire, fait d’elle une personne autonome. D’ailleurs, l’urbanisation est conçu de manière à isoler la majorité de la population du besoin d’autonomie. En étant pas autonomes, plusieurs personnes finiront par être compétentes qu’en une seule tâche. Et en général, cette compétence particulière est nécessaire pour le maintien de l’employabilité de ces personnes.

Les oranges mécaniques

Ceux qui dirigent n’ont en général pas d’autres talents particuliers que celui de savoir comment le système fonctionne de l’intérieur. Alors, le maintient en place du système assure l’employabilité de ces dirigeants. Mais parce que ce sont eux les dirigeants, ils dirigent principalement pour le maintient du système, qu’il s nomment ‘ordre’, plutôt que pour le bien-être des populations soumises. Alors le système se perpétue, et parce que tout le monde est formaté à trouver normal qu’un système basée sur des règles fonctionne selon les règles sur lequel il est basée, et ne peuvent rien faire, parce qu’ils n’ont aucune autonomie réelle pour penser les choses de manière ‘systémique’.

En terminant, je ne sais pas comment terminer ce texte. Je suis fatigué et il fait très chaud. Mais c’est juste pour dire que le système actuel ne peut plus continuer. Et quand je parle de ‘système’, c’est au niveau mondial. Ça va prendre un miracle. Mais pour qu’un miracle survienne, nous devons tous être unis

Auteur : leresidue

Découvreur d'humanité (ouais, super prétentieux ^^ )

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