L’arbre…

C’est quoi un arbre, selon vous? Vous allez dire qu’un arbre ça a des feuilles, que ça pousse dans le sol, qu’on peut le couper pour faire du bois, ou que c’est joli. Mais vous oubliez quelque chose d’essentiel, c’est que l’arbre est en vie, que c’est un être vivant, et que même si ça ne paraît pas pour vous, l’arbre a une conscience partagée : il communique avec son environnement. Vous l’oubliez peut-être mais l’arbre est un végétal. Et contrairement aux animaux, les végétaux sont en eux-mêmes une communauté, où l’individu seul ne peut survivre. Ça ne vous rappelle pas quelque chose?

À peu près le seul type d’animal dont la communauté se rapproche de celle des végétaux, c’est l’humain. Mais l’humain est aussi un animal, il est individualiste. Parce que l’arbre n’a pas d’organe spécifique pour faire office de conscience, ça le rend dépendant de son environnement. Et en retour, l’environnement est dépendant de l’arbre. L’humain peut modifier l’environnement pour le mettre ‘à sa main’. Le mot ‘individualiste’ est un peu drôle, parce que l’humain tente de se soustraire à son environnement naturel, plutôt que d’y vivre. Mais l’humain est dépendant de ses semblables. Ce n’est pas tout le monde qui est capable d’aller vivre en forêt comme un ermite…

L’arbre n’ayant pas de conscience individuelle, il ne sait pas qu’il est un arbre. Mais il sait qu’il est en vie. L’arbre ne peut vivre sans racines, les racines ne peuvent vivre sans micro-nutriments, les micro-nutriments du sol proviennent surtout des micro-organismes. De l’autre côté, les feuilles permettent de faire de la sève, les rameaux supportent les feuilles et transmettent la sève, les branches supportent les rameaux, le tronc supporte toute la structure de l’arbre…

Pensez-y, l’arbre fait de l’ombre en été quand il fait chaud, et de son côté il capte les rayons du soleil dont il a besoin pour vivre…

La communauté humaine, la société, est comme un arbre. Chacun y participe comme il peut, sans pour autant se douter que toute la structure est là pour faire vivre quelque chose dont on ne peut être conscient. Mais la conscience humaine a quelque chose que l’arbre a pas : le concept d’individualisme. Ce concept peut être malmené pour donner un pouvoir indu à certaines cellules sociales. Mais quand tout va bien, un être humain c’est un individu, point.

Ce que je voulais dire dans mon paragraphe précédent, c’est que la société en tant que telle, ce n’est pas un individu. Parce que l’individualité n’est pas transférable, on ne peut pas par exemple, nier l’existence particulière d’un être humain, pour transférer son individualité vers la société. Mais quand le concept d’individualisme est malmené ou pire, perverti, certaines êtres humains (cellules sociales), essaient de devenir une branche alors que leur rôle c’est d’être une racine…

Quand un autiste est né pour être une feuille, de le forcer à être une branche, c’est de l’abus. Quand un surdoué est né pour être de la sève, lui faire faire autre chose c’est de l’abus. Quand une personne avec déficit d’attention est né pour faire les racines, lui forcer d’être un rameau, c’est de l’abus…et quand un psychanalyste est né pour être le tronc, son rôle n’est que de SUPPORTER les autres parties de l’arbre…

Parce que lorsque le tronc est pourri, il faut couper l’arbre et le brûler, parce que c’est signe de maladie, et on ne veut pas contaminer la forêt. Des tordeuses d’épinettes, ce n’est pas très bon pour une société.

Auteur : leresidue

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