La doctrine des hobbies.

Un passe-temps c’est quelque chose qui permet de changer ses idées. Par exemple, écrire un article pour un blog, c’est un passe-temps. Peindre ou coudre, faire des casse-têtes ou lire des romans, ça aussi ça peut être des passe-temps. Il n’y a pas en général de but mercantile à avoir son propre passe-temps.

Bien-sûr, si on atteint un certain niveau de compétence dans son passe-temps, on peut penser à louer ses services à d’autres, pour aider ou gagner un peu d’argent. D’ailleurs, certains passe-temps chevauchent des activités pécuniaires. La programmation informatique en est un bon exemple. Oui on peut apprendre à programmer à l’université, mais les meilleurs programmeurs semblent à peu près avoir tous et toutes commencés le métier comme hobbyistes.

Mais c’est certain, on ne voudrait pas aller chez un médecin ou dentiste amateurs. La raison première, c’est la sécurité. Bien que la médecine ne soit pas parfaite, et que les dentistes ne peuvent pas tout réparer, les deux professions ont leur code de conduite. Les manières de faire se peaufinent et se raffinent avec le temps, et toute la profession gagne à se mettre à jour.

En informatique, c’est différent. Le champ d’exploitation est tellement immense, et entre ce que font les informaticiens dans une entreprise lambda et ce que font les hackers chevronnés, il y a un monde de différence. Le paradoxe c’est que, souvent, ce sont les amateurs qui écrivent le code le plus robuste, le plus élégant et le plus fonctionnel. Il y a même le mythe du programmeur 10X. Ce mythe dit que les meilleurs programmeurs sont 10 fois meilleurs que les programmeurs les moins bons.

En général, un passe-temps c’est un passe-temps. C’est là pour ‘décrocher’ de sa vie professionnelle. On voit mal une personne se définir de par son passe-temps. Si quelqu’un vous demande ce que vous faites dans la vie, vous n’allez pas dire « casse-têtes ». Le problème c’est que la société définit les rôles des particuliers par rapport à ce que les particuliers apportent à la société, et non pas par les activités qui sont faites par apport au bien-être de ces mêmes particuliers. C’est un gros problème, ça, parce que la société tente ensuite d’optimiser les charges de travail en fonction des besoins qui découlent de l’existence-même de ces emplois aliénants, plutôt qu’en fonction des besoins et des passions des membres de la société.

Quand la société va tenter d’optimiser le travail de programmeur informatique, va-t-elle interdire la pratique amateure de la programmation? Ou bien, va-t-elle réglementer le genre de programmation qui peut être fait par un amateur? Me faudra-t-il une licence pour avoir le droit de programmer en C++, ou bien je vais être forcé de m’abstenir de programmer dans ce langage puissant?

Parce que j’ai l’impression que ceux qui décident de tout ont leur propre hobby, et ce hobby se nomme la « politique ». Et contrairement à l’informatique, en politique il n’y a pas de 10X problem-solvers.

Auteur : leresidue

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