L’arbre…

C’est quoi un arbre, selon vous? Vous allez dire qu’un arbre ça a des feuilles, que ça pousse dans le sol, qu’on peut le couper pour faire du bois, ou que c’est joli. Mais vous oubliez quelque chose d’essentiel, c’est que l’arbre est en vie, que c’est un être vivant, et que même si ça ne paraît pas pour vous, l’arbre a une conscience partagée : il communique avec son environnement. Vous l’oubliez peut-être mais l’arbre est un végétal. Et contrairement aux animaux, les végétaux sont en eux-mêmes une communauté, où l’individu seul ne peut survivre. Ça ne vous rappelle pas quelque chose?

À peu près le seul type d’animal dont la communauté se rapproche de celle des végétaux, c’est l’humain. Mais l’humain est aussi un animal, il est individualiste. Parce que l’arbre n’a pas d’organe spécifique pour faire office de conscience, ça le rend dépendant de son environnement. Et en retour, l’environnement est dépendant de l’arbre. L’humain peut modifier l’environnement pour le mettre ‘à sa main’. Le mot ‘individualiste’ est un peu drôle, parce que l’humain tente de se soustraire à son environnement naturel, plutôt que d’y vivre. Mais l’humain est dépendant de ses semblables. Ce n’est pas tout le monde qui est capable d’aller vivre en forêt comme un ermite…

L’arbre n’ayant pas de conscience individuelle, il ne sait pas qu’il est un arbre. Mais il sait qu’il est en vie. L’arbre ne peut vivre sans racines, les racines ne peuvent vivre sans micro-nutriments, les micro-nutriments du sol proviennent surtout des micro-organismes. De l’autre côté, les feuilles permettent de faire de la sève, les rameaux supportent les feuilles et transmettent la sève, les branches supportent les rameaux, le tronc supporte toute la structure de l’arbre…

Pensez-y, l’arbre fait de l’ombre en été quand il fait chaud, et de son côté il capte les rayons du soleil dont il a besoin pour vivre…

La communauté humaine, la société, est comme un arbre. Chacun y participe comme il peut, sans pour autant se douter que toute la structure est là pour faire vivre quelque chose dont on ne peut être conscient. Mais la conscience humaine a quelque chose que l’arbre a pas : le concept d’individualisme. Ce concept peut être malmené pour donner un pouvoir indu à certaines cellules sociales. Mais quand tout va bien, un être humain c’est un individu, point.

Ce que je voulais dire dans mon paragraphe précédent, c’est que la société en tant que telle, ce n’est pas un individu. Parce que l’individualité n’est pas transférable, on ne peut pas par exemple, nier l’existence particulière d’un être humain, pour transférer son individualité vers la société. Mais quand le concept d’individualisme est malmené ou pire, perverti, certaines êtres humains (cellules sociales), essaient de devenir une branche alors que leur rôle c’est d’être une racine…

Quand un autiste est né pour être une feuille, de le forcer à être une branche, c’est de l’abus. Quand un surdoué est né pour être de la sève, lui faire faire autre chose c’est de l’abus. Quand une personne avec déficit d’attention est né pour faire les racines, lui forcer d’être un rameau, c’est de l’abus…et quand un psychanalyste est né pour être le tronc, son rôle n’est que de SUPPORTER les autres parties de l’arbre…

Parce que lorsque le tronc est pourri, il faut couper l’arbre et le brûler, parce que c’est signe de maladie, et on ne veut pas contaminer la forêt. Des tordeuses d’épinettes, ce n’est pas très bon pour une société.

L’imitation.

En repensant à mon texte sur les neurones, je me suis demandé pourquoi les politiciens faisaient ce qu’ils faisaient, pourquoi ils voulaient ce qu’ils voulaient. Et je me suis dit que, c’est parce qu’ils sont des imitateurs…

Les politiciens tentent de façonner la planète à l’image d’un mammifère, car ils croient que c’est la manière de faire. Pour eux, l’énergie est une denrée. Ils croient que la structure la plus efficace pour consommer cette denrée est d’imiter la nature. Le problème, c’est que les politiciens semblent être tarés au niveau philosophique, ils ne comprennent pas qu’a l’échelle où nous sommes, le mammiférisme (leur idéologie de soupe-au-lait) ne tient pas la route. La preuve, tout ce qui se passe dans le monde en ce moment!

Dans la nature, il y a deux chemins possibles. Il y a la débrouillardise, et il y a l’imitation. Un animal débrouillard va se permettre d’imiter quand c’est nécessaire, mais un animal qui ne fait qu’imiter ne reste pas en vie très longtemps. La seule chose que permet d’imitation, c’est la prévisibilité, et l’économie dans l’effort. Dans une ferme, les animaux qui sont trop débrouillards, on aime pas trop ça.

L’humanité, en tout cas ce que j’en conçois chez les congénères occidentaux, préfère imiter plutôt que d’être débrouillards. Pour moi le grand coupable est l’école. L’école force l’imitation comme moyen de diffusion des « connaissances », sans pour autant donner les outils pour se débrouiller seul-es pour redécouvrir ces fameuses « connaissances » par soi-même. Oui, en mathématiques, il y a des preuves pour les énoncés. Mais vous-demandé-t-on de trouver ces preuves par vous-mêmes? Et si vous trouvez une preuve que l’enseignant-e ne comprends pas, qu’arrivera-t-il?

Alors, j’ai pensé à un moyen pour transmettre la débrouillardise, plutôt que les fichus « connaisasnces ». Par exemple, une stratégie pour mieux apprendre quelque chose, c’est d’essayer de l’expliquer à quelqu’un d’autre. Parce que l’explication force le tuteur à cesser d’imiter, et à se débrouiller pour savoir ce dont il parle. Donc, connaître et savoir, ce n’est pas la même chose…

Maintenant, l’énergie. L’énergie n’est pas quelque chose qu’on doit compter, c’est quelque chose qu’on doit faire avec. Les structures matérielles qui sont issues de l’énergie dépendent des décisions prises par les êtres vivants ou dynamiques ou statiques dans lesquelles l’énergie permet des changements. La nature est très efficace au niveau de l’énergie. Mais pas les politiciens. Parce que les politiciens ne sont pas débrouillards, et qu’ils imposent un système où il faut imiter les ordres sans vraiment les comprendre (obéir), les vaches-à-lait de la politique (le troupeau) obéissent parce qu’ils ont appris à imiter. Imiter quoi au juste, je ne sais pas, et eux non plus. Mais faut obéir, sinon on est mis en isolation. Comme je l’ai dit plus haut, des animaux qui sont trop débrouillards, on aime pas trop ça.

Donc, que devons-nous faire? Sur le plan physique/matériel/objectif, les dés sont pipés. Les politiciens ont colonisé cet aspect de la réalité. Il nous faut protéger un autre aspect de la réalité, celui de l’énergie humaine/spirituelle/immatérielle. Pour cela, je propose une vieille technique politique : la division!…

Je propose qu’on scinde en deux la réalité. D’un côté il y aura la réalité habilitatrice (l’habilarité). Et de l’autre, la réalité délibitatrice (la débilarité). L’habilarité c’est une partie de la réalité où l’énergie peut s’exprimer de manière créative par de véritables êtres débrouillards. La débilarité, au contraire, a besoin de consommer la vitalité pour permettre l’effondrement du substrat de vie. Le problème actuellement, c’est que la majorité des congénères occidentaux vivent dans la débilarité plutôt que dans l’habilarité. Alors, soyons habilités à changer la donne…

Une jalousie trop intense pourrait créer une étincelle d’énergie qui forcera la personne qui vit en situation de réalité délibitatrice de devoir prendre une décision. Parce que je crois, moi, que sincèrement, les congénères qui vivent en situation de débilarité ont le potentiel de revenir à la vie.

Et si je proposais ce nouveau terme : les invivants?…

La doctrine des hobbies.

Un passe-temps c’est quelque chose qui permet de changer ses idées. Par exemple, écrire un article pour un blog, c’est un passe-temps. Peindre ou coudre, faire des casse-têtes ou lire des romans, ça aussi ça peut être des passe-temps. Il n’y a pas en général de but mercantile à avoir son propre passe-temps.

Bien-sûr, si on atteint un certain niveau de compétence dans son passe-temps, on peut penser à louer ses services à d’autres, pour aider ou gagner un peu d’argent. D’ailleurs, certains passe-temps chevauchent des activités pécuniaires. La programmation informatique en est un bon exemple. Oui on peut apprendre à programmer à l’université, mais les meilleurs programmeurs semblent à peu près avoir tous et toutes commencés le métier comme hobbyistes.

Mais c’est certain, on ne voudrait pas aller chez un médecin ou dentiste amateurs. La raison première, c’est la sécurité. Bien que la médecine ne soit pas parfaite, et que les dentistes ne peuvent pas tout réparer, les deux professions ont leur code de conduite. Les manières de faire se peaufinent et se raffinent avec le temps, et toute la profession gagne à se mettre à jour.

En informatique, c’est différent. Le champ d’exploitation est tellement immense, et entre ce que font les informaticiens dans une entreprise lambda et ce que font les hackers chevronnés, il y a un monde de différence. Le paradoxe c’est que, souvent, ce sont les amateurs qui écrivent le code le plus robuste, le plus élégant et le plus fonctionnel. Il y a même le mythe du programmeur 10X. Ce mythe dit que les meilleurs programmeurs sont 10 fois meilleurs que les programmeurs les moins bons.

En général, un passe-temps c’est un passe-temps. C’est là pour ‘décrocher’ de sa vie professionnelle. On voit mal une personne se définir de par son passe-temps. Si quelqu’un vous demande ce que vous faites dans la vie, vous n’allez pas dire « casse-têtes ». Le problème c’est que la société définit les rôles des particuliers par rapport à ce que les particuliers apportent à la société, et non pas par les activités qui sont faites par apport au bien-être de ces mêmes particuliers. C’est un gros problème, ça, parce que la société tente ensuite d’optimiser les charges de travail en fonction des besoins qui découlent de l’existence-même de ces emplois aliénants, plutôt qu’en fonction des besoins et des passions des membres de la société.

Quand la société va tenter d’optimiser le travail de programmeur informatique, va-t-elle interdire la pratique amateure de la programmation? Ou bien, va-t-elle réglementer le genre de programmation qui peut être fait par un amateur? Me faudra-t-il une licence pour avoir le droit de programmer en C++, ou bien je vais être forcé de m’abstenir de programmer dans ce langage puissant?

Parce que j’ai l’impression que ceux qui décident de tout ont leur propre hobby, et ce hobby se nomme la « politique ». Et contrairement à l’informatique, en politique il n’y a pas de 10X problem-solvers.

Les politiciens sont les neurones de la société.

Là, en lisant ce titre, vous vous dites sûrement « pauvre leresidue, il a fait une intoxication alimentaire ». Eh bien non, le délire ne fait que commencer…

Dans un corps humain, l’élite, les neurones du cerveau, sont dans le crâne. Et parce que c’est l’élite, c’est en haut du corps.

Les corps biologiques sont faits de cellules. Les cellules sont faites de protéines. Les protéines, elles, peuvent faire d’autres trucs. L’ADN est le code source des cellules. C’est lui qui dit comment construire quoi, et quand. Les cellules peuvent être spécialisées, comme celles du foie. Ou bien, elles peuvent être vierges, comme les cellules souche.

Les différents réseaux du corps permettent la distributions des nutriments, des protéines et des enzymes.

L’instinct de survie présuppose que le corps se sait en vie. Plus un corps est intelligent, plus il aura des stratégies de survies sophistiqués.

Dans notre société, les travailleurs sont comme des cellules. Ils produisent des choses. Souvent, le même type de travailleur va produire le même type de choses tout au long de son projet de vie. Les nutriments du travail, sont les matières premières.

Les réseaux de distributions, tels les routes, chemins de fer, ou l’avion, permettent le transport des matières premières, des produits de consommation, de la nourriture pour les travailleurs, etc.

Les cellules ont besoins de sources d’énergie, tel le glucose, pour bien travailler. Les travailleurs ont besoin d’argent, pour leur permettre d’échanger avec les distributeurs de nourritures et de produits.

Une société c’est comme un corps biologique. Elle doit attaquer et conquérir de nouveaux territoires pour pouvoir continuer à croître. Parce qu’une société ce n’est pas un être humain, la société ne peut pas voyager. Ce sont les voyageurs qui doivent venir à elle.

Les politiciens veulent faciliter les échanges de travailleurs, les échanges de matières première, les échanges de produits. Mais avant tout, les politiciens se savent l’élite, ils sont au dessus de nous. Ce sont eux qui prennent les décisions. Et les décisions sont toujours prisent dans un seul but : le maintien des stratégies de survie de la société.

On dirait qu’ils veulent (les politiciens) qu’il y ait qu’une seule société, une société globale, multilatérale. Bien sûr il n’y aurait plus de guerres, et seuls les criminels terroristes seraient contre la société planétaires…

Une société planétaire, c’est un peu comme si la Terre entière n’était qu’un organisme unique. Croyez-vous que si les cellules de nos corps pouvaient percevoir autre chose que l’ADN comme moyen de création, qu’ils se contenteraient de l’austérité de leur programmation?

Pour détruire des cellules, le corps humain a tout un armada : des enzymes, des globules blancs. Ces anticorps s’assurent qu’il n’y ait pas d’organismes étrangers dans les corps. Parce qu’un corps malade, c’est un corps qui peut cesser d’exister.

Quand les politiciens seront réellement les neurones de notre société planétaire, ils ne feront qu’à leurs têtes. Nous n’aurons plus le choix, nous devrons nous conformer…

L’antimétrie, ou l’illusion de l’expertise.

Il y a deux manières de concevoir la réalité. La première manière est fractale. Et la deuxième manière, est ondulatoire. La manière fractale permet de trouver de l’ordre dans le chaos. La manière ondulatoire en revanche, a besoin du chaos pour exister. D’une certaine manière, on peut dire que les deux manières sont complémentaires. Sauf que, chez les humains, une autre manière existe. Cette manière ne permet pas de concevoir la réalité directement. Mais elle permet une illusion suffisamment convaincante et élégante, au point où elle a été adopté par la civilisation occidentale comme doctrine religieuse…

Cette doctrine religieuse n’a pas de nom. On ne peut même pas dire que c’est religieux, sous peine de réprobations. La doctrine consiste à utiliser des symboles plutôt que des concepts pour signifier la réalité. L’utilisation de symboles peut sembler astucieux. Mais quand on se rend-compte que leurs significations peut varier grandement de personne en personne, alors on se retrouve un peu comme à Babylone.

Alors pour démêler le vrai du faux, on fait appel à des experts. Plus quelqu’un est expert en quelque chose, plus il est ‘apte’ à utiliser la manière fractale et/ou ondulatoire, pour extraire de son champ d’expertise, de nouveaux symboles, ou combinaisons de symboles. Ces nouveaux symboles pourront alors être communiqué à d’autres experts. Certains en extrairons des ouvrages de vulgarisation, destinés à des non-experts. Les plus grands experts de tous, permettent la démocratisation de l’expertise. En transcendant les manières de concevoir la réalité, ces experts font voir au commun des mortels, la réalité tel que conçu par eux.

Sauf qu’il y a d’autres manières de voir la réalité, de la concevoir. Et les plus experts d’entre-tous, savent très bien qu’ils ne connaissent presque rien en réalité. Mais, la réalité telle que décrétée par la civilisation occidentale, perdure. Parce que toute cette civilisation est basée sur la comptabilité, et que l’illusion est élégante, il faut imposer des moyens de rendre des comptes à ces experts influents. D’où les mesures symboliques. Les mesures permettent de quantifier à peu près tout et n’importe quoi. La quantification permet de distribuer la crédibilité là où la quantification est fiable. La crédibilité c’est la devise des experts. Donc, la preuve de la réalité telle que conçu par le symbolisme, c’est la convaincante illusion que tout existe, parce que tout peut être mesuré.

Sauf que, les manières fractales et ondulatoires de la réalité ne peuvent pas être quantifiés. Mais c’est justement ces manières qui permettent à l’expertise de progresser. C’est comme si les manières fractales et ondulatoires étaient des sources qu’il fallait cacher au plus grand nombre. Et pour les rares initiés, l’establishment en place s’assurait que ce n’est qu’au compte-goûte que les experts pourraient s’en abreuver.

Alors, comment convaincre tout le monde que l’illusion de la réalité doit rester convaincante et élégante? En prétendant que le dualisme est le fondement de l’univers. Après tout, rien de plus simple que de mesurer si quelque chose est là, ou bien n’est pas là. Et de là vient la logique, et de la logique vient les ordinateurs. Des ordinateurs on a Internet, et d’Internet, tout le monde peut devenir ‘expert’ en n’importe quoi.

Cette situation est malheureuse pour nombreux experts d’autrefois, qui voient leur crédibilité entachée par les remises en questions, et l’insouciance envers l’assujettissement à la doctrine religieuse de ces nouveaux venus. Pire, de plus en plus de monde se permettent de s’initier à des domaines qui étaient auparavant la chasse gardée des experts. Et contrairement à ces experts ‘pures’, les nouveaux connaissent peut-être un peu mieux les autres manières de concevoir la réalité. D’une certaine manière, on peut dire qu’il y a invasion.

Alors, pour inverser la perte des illusions, il faut en faire un cheval de bataille. Il n’y a plus d’experts en rien du tout. Tout le monde a droit à son opinion. Une opinion en vaut une autre. Et chaque opinion doit être considérée. C’est le consensus qui permet la paix. La paix empêche le chaos. Les symboles ne sont là que pour décorer. Après tout, c’est une création humaine, c’est artificiel. Dorénavant, il faut être créatif, innovateur, novateur, progressif. Les anciennes limites sont dépassés. Sauf que…

Pour l’instant, nous sommes toujours dans l’ancienne réalité, avec ses illusions convaincantes. Ça va prendre beaucoup de temps avant de pouvoir consolider une nouvelle civilisation, qui elle respectera toutes les manières de concevoir la réalité. Mais imaginez ceci : un mètre à mesurer. Une mesure d’un mètre. C’est quoi le contraire d’un mètre? Un antimètre, ou bien, un mètre négatif? Encore plus loin, si la mesure d’un mètre est quelque chose, pouvons-nous dire que tout l’univers sauf ce mètre est son contraire? Ou bien, on peut dire que l’antimètre n’existe tout simplement pas. Mais s’il n’existe pas, est-ce que le mètre lui, existe? Comment résoudre cela logiquement? Avec les symboles. Tout a sa place dans l’univers, mais parfois, des ‘experts’ exagèrent.

Ceux qui tirent les ficelles…

Disons que dans nos sociétés ceux qui ont le pouvoir sont les politiciens élus par le peuple. Disons également que dans nos sociétés, le peuple ne vote pas pour n’importe qui. Alors, nous sommes en mesure de croire que lorsqu’il y a élection, les politiciens élus sont ceux que le peuple a choisi d’élire parmi ceux qui se sont présentés à l’élection.

Pensons que dans chaque corps de métiers, il y a des manières de faire qui sont plus efficaces que d’autres. Pensons aussi qu’un rôle qu’ont la technologie et de la science, est d’aider à trouver ces manières plus efficaces de faire les choses. Le libéralisme politique est une doctrine (ou philosophie si vous préférez) qui vise entre autres à intégrer dans le système politique, des connaissances scientifiques à propos de la société et de la psychologie de masse. Alors, si nous pouvons concevoir la politique comme étant un corps de métier, il est normal qu’avec le temps les manières de faire deviennent de plus en plus efficace.

Mais là il y a problème. Si c’est au peuple à dire aux politiciens ce que le peuple veut, et que les politiciens se font élire grâce aux connaissances inhérentes à leur profession, alors, qui dit à qui quoi faire, en réalité?

Les politiciens ont une profession (ou corps de métier) à protéger. Avec tout métier, il y a certaines connaissances, de savoirs faire, qui ne peuvent pas se transposer ailleurs. Un politicien de carrière ne souhaite pas tout bousculer. D’ailleurs, il serait mal vu par l’ensemble de la profession si quelqu’un venait leur dire qu’ils ne sont pas légitimes, que la manière optimale de faire les choses est différente que ce qu’ils ont toujours faits. Un tel oiseau de malheur serait vite mis au ban, ou même expulsé. Fait, n’importe quel politicien qui porte ombrage à la profession est vite expulsé de son parti si celui-ci ne souhaite pas le supporter. Un joueur de hockey qui fait de l’ombre à l’équipe va vite se faire échanger.

Maintenant, disons que le rôle des politiciens c’est de perpétuer la profession politique. Alors, il est raisonnable de croire que les politiciens optimisent les politiques de manière à ce que les politiques nécessitent des politiciens pour pouvoir être changés, développés, ou retirés.

Dans un corps de métier, la technologie et la science permettent d’améliorer le rendement, la production, la fiabilité de la productivité. Mais ce que je vois dans mon pays et ma province, c’est que lorsque les politiciens prennent des décisions en matière de technologie, c’est souvent les solutions les plus onéreuses, les moins fiables, et dont le coût de maintenance est le plus cher qui sont choisies. Pourquoi?

Parce que les politiciens n’ont pas optimisés leur profession dans le but de prendre les meilleures décisions pour le peuple. Ils ont plutôt optimisé les choses de manières à être des intermédiaires indispensables entre ce qui peut se faire, et ce qui peut être fait. Le corps de métier politique ne se préoccupe pas de comment optimiser les décisions, il ne se préoccupe en fait de comment optimiser l’image publique des politiciens. Parce que ceux qui ont fondé le corps de métier politique, ont décidé que la psychologie de masse était plus importante que l’optimisation de l’impact positif des décisions politiques. Alors, qui a fondé ce corps de métier, qui tire les ficelles?

Il faut d’abord savoir que leur existence n’est pas vraiment reconnu. D’ailleurs, je ne crois pas tant que tout est dû à leurs bon vouloirs, à un ‘plan’ spécifique. Plutôt, ils s’adaptent dépendamment des événements. Si un jour le peuple dit ‘vert’, alors ils diront ‘vert’. Si une autre fois, c’est ‘orange’, alors ça sera ‘orange’. Ces personnes n’ont pas de convictions spécifiques. Pour eux, ça ce joue sur une autre échelle…

Ils ont une vision pas très noble de la race humaine. Pour eux, s’il n’y avait pas de règles à obéir, de lois envers lesquelles vouer notre loyauté, nous nous comporterions comme des sauvages. C’est une vision idiote des choses, parce qu’elle implique qu’il faille connaître le code criminel pour ne pas commettre de crimes, qu’il faille connaître les règles pour ne pas faire de délits.

On les nommes les illuminati, ou la cabale, ou les kazhars. Mais peu importe leur nom, ce qui est certain, c’est qu’ils possèdent plus de pouvoirs sur cette Terre que n’importe quel gouvernement. Alors, s’ils ont autant de pouvoir, pourquoi ne pas améliorer les choses plutôt que rester dans le statu quo? En fait, je crois que ces soi-disant Illuminati, cette cabale, souhaite en fait optimiser l’humanité jusqu’à la rendre exempt du moindre savoir-vivre. Pourquoi?

Pour rendre l’humanité prévisible. De la même manière que les politiciens optimisent la politique pour que cela leur soit plus facile de faire de la politique, les ‘maîtres’ du monde optimisent la gouvernance de la planète de manière à ce que les mouvements sociaux, politiques, et matériels ne leurs causent pas de surprises.

Ce qui arrivera à terme, après tout cela, ce sera une humanité homogène, ni blanche, ni noire, ni quoi que ce soit de vraiment diversifié. Chacun et chacune aura un destin prédéterminé. La liberté n’existera plus, parce que à quoi sert la liberté sinon de bousculer la collectivité contre son gré? Déjà c’est commencé, les décisions sont souvent prises pour plaire à une majorité, que ces décisions soient louables ou non. Les élus veulent faire venir des masses de gens d’ailleurs, d’abord en jouant sur la culpabilité, et ensuite pour faire augmenter le poids démographique. Quand tout le monde sera métissé de tout le monde, il n’y aura plus de racisme. Tout le monde sera pareil, mais la moindre différence sera attaquée par toute cette tribu humaine planétaire. Cette même tribu qui attaquera quiconque osera vivre une vie différente que ce qui lui aura été accordé à la naissance. Plus besoin de policiers, le troupeau se policera de lui-même. Pourquoi faire différent alors que tout le monde fait pareil? En ayant une vie dont tout le tracé sera prédéterminé avant même la naissance, il n’y aura plus de peur de l’imprévu. Dans ce monde, personne n’aura de doutes. Parce que dans ce monde, personne ne se posera de questions.

Et si on changeait tout ça?

L’Euphorie du Créateur.

On dit que tout ce qui monte doit redescendre. Je crois plutôt que le malheur peut être contagieux, au point de faire perdre tout bonheurs. La lourdeur d’un malheur peut parfois être si massif, que n’importe quoi risque de tomber en sa présence. Mais si tous les soucis s’évanouissaient, que toute la souffrance disparaîtrait, et que tous et chacun étaient libres de trouver des solutions à leurs problèmes, la vie deviendrait légère. Ou tout le moins, suffisamment légère pour ne plus retomber dans un trou noir.

Dans ce texte, je veux vous parler de l’euphorie du créateur ou de la créatrice. D’abord, pourquoi pensez-vous que certaines personnes deviennent musiciens, ou sculpteurs, ou bien peintres? Oui, il y a parfois un talent inné, mais il y a aussi beaucoup d’acquis. Parfois ce talent se révèle assez jeune, mais souvent il s’évanouit au moment où les ‘responsabilités’ entrent en scène. Je vais vous dire un secret. Si ceux qui créent des choses créent des choses, c’est parce qu’ils aiment cela.

On vous dit peut-être que ce n’est pas donné à tout le monde, que chaque personne a un rôle à jouer dans la société. Si vous êtes bon pour chanter, soyez chanteur. Si vous êtes bon au hockey, soyez un sportif. Si vous êtes bon à quoi que ce soit et que cela vous permet de gagner votre ‘vie’, alors faites-le. Sinon, on vous dira que vos rêves étaient ‘irréalistes’ et maintenant revenu sur le plancher des vaches, il faut vous trouver un travail réaliste qui vous fera gagner de l’argent. Sauf que moi j’envisage une société où tout le monde fait ce qui leur plaît, avec des responsabilités communes partagés de manières vertueuse et efficace…

La volonté de vivre vient du fait de trouver beau la vie. Pour que la vie soit belle, ça prend de la beauté. Pour créer de la beauté, il faut des personnes qui prendront le temps de communiquer ce qu’elles elles trouvent beau. Une peinture, une sculpture, de la musique, ou du tricot, ce sont des manière de communiquer la beauté perçue de manière singulière.

Si de moins en moins de personnes ne trouvent de beauté dans la vie, alors de moins en moins de personnes voudront participer à la vie commune. À la place, ils ne penseront qu’à eux, deviendront de simples consommateurs d’une beauté de plus en plus fragile et de moins en moins singulière. La suite on la connaît. Le taux de dépressions et de suicides augmenteront…

Je vais vous dire un autre secret. Quand quelqu’un réussit à façonner la réalité pour la rendre plus belle, cette personne se sent bien. La beauté c’est singulier. Chaque personne a une vision différente de ce qui est beau de ce qui est laid. Dans la vie, ce qui peut sembler plus beau plus jeune, peut devenir banal plus vieux. Alors, de réussir à façonner une partie de la réalité pour la rendre plus belle pour tout le monde, ce n’est pas donné à tout le monde…

Mais ce n’est pas nécessaire de changer le monde entier, pour se sentir bien. Le bonheur, c’est spirituel, plus de monde sont heureux, plus le bonheur est facile à atteindre. Plus de monde sont malheureux, plus le bonheur est difficile à atteindre.

Certaines personnes nous disent que tout ce qui monte doit redescendre. Supposément, si quelqu’un est heureux quelque part, ça prend une autre personne qui devra être malheureuse quelque part d’autre. Ce n’est pas comme cela que la spiritualité fonctionne. La spiritualité n’est pas basée sur un équilibre. Le matérialisme, oui, a besoin d’un équilibre. Mais nous sommes bien plus que du matériel. Nous sommes des créateurs et des créatrices. Les lois de la création sont faites pour être brisés. Pensez-vous qu’il y a une structure dans ce texte? Pourquoi devrais-je me contraindre à quoi que ce soit qui me rendrait la vie plus difficile?

S’il y a une chose que vous devez vous souvenir de ce texte, c’est celle-ci : Le plaisir de détruire quelque chose est éphémère, mais le bonheur de construire quelque chose n’a pas de limites. Si vos politiciens vous semblent euphoriques, c’est parce qu’ils le sont. Mais c’est un plaisir qui n’est pas contagieux. Pourquoi? Parce que ce n’est pas du bonheur, ce qu’ils font ce n’est pas beau. Soyez les créateurs de la réalité. La politique de la vie, c’est laid.