La polarisation humaine.

Dans un aimant, les atomes de fer sont eux aussi des aimants. Autrement dit, un atome de fer est comme une boussole nanoscopique. Ça peut être difficile à comprendre pour certains, parce qu’il est ici question du domaine quantique. Je ne suis pas physicien, mais je vais tenter d’expliquer un peu, même si mon explication pourrait être erronée, parce que c’est toute la fondation de ce texte qui est en jeu. Le domaine quantique, si ça existe, c’est un atome de fer, qui à la température de la pièce, a un pole nord, et un pole sud. Dans une barre de fer non magnétisée, les atomes de fer sont tous à des angles différents les uns des autres. C’est pour cela que la barre de fer n’attire pas une autre barre de fer non magnétisée. Un domaine magnétique, c’est une région où les pôles sont alignés. Si tous les atomes de fer sont alignés ensembles, la barre de fer devient alors magnétisée. En d’autre mots, la barre de fer devient un aimant temporaire. Pour que l’aimant devienne permanent, et je ne suis pas chimiste en passant, ça prend une sorte de colle, pour empêcher les petites boussoles que sont les atomes de fer, de s’aligner avec le domaine magnétique terrestre. Tout ça pour vous dire, qu’un aimant est l’émergence dans ce monde macroscopique, d’un phénomène quantique, parce qu’il est surmultiplié par l’unicité dans le comportement des atomes de fer.

La polarisation humaine.

Nous les humains, nous connaissons bien la dualité des choses. Soit une chose est quelque chose, soit elle n’est pas cette chose. Mais ce qui fait de nous, des humains, et non des choses, ce sont nos boussoles morales. Une boussole morale, pour un humain, autrement que d’être un simple artefact du dessein intelligent (je ne suis pas non plus théologue, désolé), c’est ce qui nous fait aligner vers des comportements plutôt que d’autres comportements.

Un comportement, c’est comment un humain se comporte. Un comportement c’est la capacité de se porter vers un confort, ou un inconfort. Mais ce confort ou inconfort, est différent de moment en moment, du bout des pieds jusqu’au sommet de la tête. Pour influencer nos boussoles morales, et guider nos comportements, nous avons décidé que le mot ‘douleur’ était le contraire du terme ‘pas de douleur’. Bon, je ne suis pas psychologue, mais je crois que le mot ‘plaisir’ n’est pas le contraire du mot douleur. Mais si le mot ‘bonheur’ était le contraire du mot ‘douleur’, alors tous les problèmes de la Terre seraient réglables bien facilement, non?

Normalement, nos comportements nous mènent vers le bonheur, ou nous éloignent de la douleur. Le problème, c’est que personne ne s’entend pour savoir ce qu’est le bonheur. La douleur par contre, c’est du domaine de la physique ou de la psychologie, uniquement, qu’il paraît. Avoir de la douleur, c’est avoir mal, et certaines personnes disent que le contraire du mot ‘bonheur’ est le mot ‘malheur’.

Vous l’aurez remarqué, chaque humain a sa propre compréhension des choses. C’est lorsque plusieurs humains s’alignent vers les mêmes comportement vis-à-vis des mêmes stimuli, que leur force de groupe s’élargit. En s’élargissant, ces humains ont une influence plus grande que s’ils étaient restés seuls. Ne dit-on pas, « qui se ressemblent s’assemblent? ». Mais pour s’assembler, il faut d’avoir pouvoir s’aimer. Je nomme « polarisation humaine » le fait que les différentes petites boussoles morales à l’intérieur de deux individus font en sortes qu’ils se repoussent ou s’attirent tellement, que l’amour devient plus fort que tout…

L’amour et la haine.

Je crois que l’amour et la haine, non contents d’être des extrêmes, sont également les deux meilleurs amis au monde. Pourquoi? Parce qu’étant chacun des extrêmes, ils se ressemblent assez pour aller ensemble! Toute les boussoles morales des humains sont polarisés par l’amour et la haine. Les humains en tant que tels, sont polarisables de trois manières différentes.

La trinité.

Le plan cartésien était à l’origine, un plan en trois dimensions. Tout ce que l’on voit est en deux dimensions, et la troisième dimension sert à développer nos comportements dans le but de pouvoir nous comporter dans ce que nous considérons la réalité physique tridimensionnelle. Donc, fondamentalement, nos moyens d’associations interindividuel est de communiquer des idées qui tient compte de notre réalité physique commune. Je ne suis pas théologue, je ne sais pas pourquoi les romains de l’antiquité trouvaient la trinité si importante.

Le potentiel humain.

Un humain, aimant moral, peut accumuler un grand potentiel d’énergie spirituel. Cette énergie se transforme par la prise de décisions. Et ces décisions se répercutent sur la réalité partagée par ses semblables. Le potentiel humain peut être partitionné en trois grandes catégories, le potentiel physique, le potentiel intellectuel, et le potentiel créatif.

Le potentiel physique.

C’est ce qui permet les comportements physiques. Sans comportements physiques, certains peuvent croire que vous êtes morts, et voudrons prendre vos organes. Attention! Si vous êtes réellement mort, c’est eux et pas vous, qui le déciderez. Autrement dit, je ne suis pas physiologiste.

Le potentiel intellectuel.

L’intelligence c’est la capacité d’accumuler des renseignements, de produire de nouveaux renseignements, et de communiquer ces renseignements nouveaux. Le potentiel intellectuel, c’est la capacité d’accumuler suffisamment d’énergie spirituelle pour avoir des comportements intelligents. Malheureusement, le mot ‘intelligence’ fait aussi office de substituant au mot ‘conformiste’. Le conformisme en tant que tel n’est pas trop mal. Après tout, une idéologie qui souscrit au confort, on peut pas être contre. Le problème, c’est que le confort des uns peut faire le malheur des autres… Pour être conformiste, il faut avoir un comportement conforme selon des critères standardisés. Pour certains, le conformisme intellectuel n’existerait pas, bien que pour avoir un ‘haut potentiel intellectuel’ il fasse avoir dépassé un certain seuil sur un test standardisé reconnu. Donc, le potentiel intellectuel devrait plutôt être vu comme un signal pour imposer le respect de ses opinions, que de fiabilité pour accumuler des renseignements et de produire de nouveaux renseignements.

Le potentiel créatif.

Parce que le terme de ‘potentiel intellectuel’ est temporairement ‘hors service’, le terme de ‘potentiel créatif’ est en train d’émerger chez ceux qui pensent ‘hors de la boite’. Le potentiel créatif sans intelligence, ça ne sert à rien. Je ne suis pas créatologue, mais je peux vous dire quelques mots sur le sujet. Tout le monde est créatif. Pour cela, il suffit de créer des comportements inusités. Un comportement inusité peut être soit mal vu, quand il est destructeur, ou bien vu quand il est créateur. Un comportement destructeur peut être bien vu chez les brutes. Et un comportement artistique, bien vu, chez les brusquets (personne délicate qui a un coup de pinceau un peu trop déjanté pour son œuvre).

L’exploitation du potentiel humain.

Le potentiel humain étant un moyen de stocker de l’énergie avant de la libérer sous forme de comportements, les esprits industrieux voudront exploiter cette source dans leur machine économique. De deux choses l’une, le conformisme, et l’illusion du confort, pour que la machine économique ne s’épuise jamais.

Souvenez-vous des aimants et des boussoles. Il faut s’aligner les uns les autres, pour que la force soit surmultiplié.

Le confort est-il le bonheur? Les illusions sont-elles la réalité?

La polarisation humaine, maintenant.

Un humain, ce n’est pas un aimant. Il n’y a pas d’humains foncièrement bons, et d’humains foncièrement méchants. Contrairement à la dualité nord/sud, chaque humain a sa trinité. Une boussole morale permet de prendre des décisions. Mais pour faire aligner sa boussole morale, il faut bien jauger son potentiel physique, intellectuel, et créatif. La machine économique est une émergence des affinités humaines. Le problème, c’est qu’elle déteint sur nous de manière à nous réduire à sa propre dualité. Ce que je veux dire, c’est que les valeurs de l’économie ne sont pas nos valeurs. Parce que notre énergie est trinitaire, un système binaire ne sera jamais au grand jamais aligné avec nos boussoles morales, à moins que nous fassions des concessions sur notre nature profonde.

C’est bien l’économie, ça permet de transposer un potentiel humain vers une production physique, intellectuelle, et créative. Mais cette transposition est en train de devenir une transformation, et ça, c’est moins bien. Si une économie cesse de produire, elle va alors devenir une économie qui va servir à détruire.

Pour se polariser en tant qu’être humain, il ne suffit pas d’avoir des opinions tranchés. Il faut aussi savoir trancher sur ses concessions, son conformisme, son confort, etc. Certains disent ceci : « qui ne dit mots, consent. » À cela, je peux ajouter : « qui n’obstrue pas, permet. ». Qu’en pensez-vous?

Bien sûr, le libre arbitre, c’est ce qui fait qu’un humain est humain et non une machine. Mais quand on est conditionné à ne pas exploiter son potentiel, on a plus trop d’énergie pour grand-chose.

En résumé, soyez conséquents avec votre boussole morale. Si on vous dit de faire quelque chose de contraire à vos valeurs, sous prétexte de sanctions économiques, et que vous le faites, alors vous devenez une machine. Pour ne plus être une machine, vous devrez réaligner votre boussole morale, avec votre potentiel créatif, intellectuel, et physique. Mais si vous le faites pas, que vous voulez continuer d’être une machine, c’est correct. Sauf que, une machine n’a pas de libre arbitre. Parce que pour avoir suffisamment de libre-arbitre pour faire des concessions, il faut être un véritable être humain.

Auteur : leresidue

Découvreur d'humanité (ouais, super prétentieux ^^ )

2 réflexions sur « La polarisation humaine. »

  1. Ton analogie avec l’aimantation est intéressante. Une bipolarité quelconque s’exprime dans plusieurs dimensions, certaines en ont 2, d’autres 3, 4, ou même plus, mais n’a pas plus de 2 pôles. Un effet tripolaire serait un élément ayant trois attracteurs distincts et lui posséderait 3 états différents comme Nord, Sud et Ailleurs. Maintenant en transposant ce concept, on n’a pas la dualité bonheur – malheur ou bonheur – douleur mais ça pourrait être un tripôle bonheur – malheur – douleur. Ce serait une explication au masochisme 🙂
    Si la vie était constituée de tripôles alors qu’on n’en voit toujours que deux, ça expliquerait pourquoi les gens ne comprennent jamais rien en totalité et que toute évaluation d’une situation reste floue, imprécise et inexacte malgré les analyses et explications qui ne peuvent qu’être incomplètes si le troisième pôle est absent des concepts.

    Aimé par 1 personne

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