Si l’école existait…

« Si j’avais demandé aux gens ce qu’ils voulaient, ils auraient dit des chevaux plus rapides. »

« Souvent, les gens ne savent pas ce qu’ils veulent tant que vous ne leur avez pas montrés. »

Si la première citation ne vient probablement pas de Henry Ford, la deuxième citation, elle est très probablement de Steve Jobs. J’ai récemment entendu David Ben Gourion, le fondateur de l’État d’Israël dire, que les politiciens se devaient de prendre des décisions impopulaires quand c’était nécessaire. Je ne peux pas le citer exactement, c’était dans un documentaire qui a passé hier, que je n’ai pas regardé. Mais j’étais d’accord. Un politicien qui prend des décisions populaires, et ce pour ne pas créer la discorde, c’est un populiste. Et si quelqu’un sait à quel point le populisme peut être dommageable, c’est Ben Gourion…

D’après Wikipédia, le mot ‘école’ vient du latin ‘schola’, qui veut dire ‘loisir consacré aux études’, qui lui vient du grec ‘schole’, qui veut dire ‘loisir’. Alors, puisque l’école ce n’est pas une partie de plaisir, que ce n’est pas supposé être un jeu, que les enfants doivent travailler à l’école pour avoir des réussites scolaires, j’en déduis qu’au vint-et-unième siècle, au Québec, l’école n’existe tout simplement pas. Ce qui se fait passer pour l’école, aujourd’hui, n’est qu’un pastiche grossier de ce que pourrait être l’éducation au Québec si nos politiciens avaient le courage de prendre des décisions impopulaires. Je vais essayer dans ce texte, de concevoir un pastiche d’école qui est moins pire que ce qui se fait actuellement dans la province du Québec…

Premièrement, plutôt que des diplômes, il y aurait des cibles à atteindre. J’en dénombre trois. De ces trois cibles, une seule est obligatoire. Les deux autres cibles sont obligatoires en partie seulement.

La cible obligatoire, c’est celle de la littératie de base, et d’habiletés arithmétiques. On s’attend aussi à une certaine culture générale. L’élève passe l’examen quand il est prêt. Aucun examen ne peut être considéré comme un échec. C’est un peu comme pour les tests de QI. On passe l’examen à l’élève, et, avec son âge, on calcule un quotient, qu’on arrondit. On sait que les élèves qui auront un bon quotient très jeune, même s’ils réussissent pas l’examen aussi bien que des élèves plus vieux, vont s’améliorer en cours de route. Parce qu’un élève qui aime lire, va continuer à lire, un élève qui aime les mathématiques, va continuer à progresser, etc.

La seconde et troisième cible, pourront être choisie par l’élève. L’élève n’aura pas besoin à attendre d’avoir fait l’examen de la première cible pour commencer une ou deux cibles suivantes. Ces deux cibles sont facultatives, mais le but c’est de démontrer à l’élève qu’on lui fait assez confiance pour réserver des ressources pour l’aider dans des intérêts qui l’intéresse.

L’élève aura besoin d’avoir un quotient acceptable dans deux des trois cibles à atteindre, s’il veut avoir le droit de vote. Cela implique, qu’un élève de dix ans pourrait théoriquement avoir le droit de vote, et un ancien élève de trente ans, n’aurait pas le droit de vote s’ils n’est pas capable d’avoir plus que X de quotient sur deux cibles sur trois.

Ce qui sera obligatoire, ce ne sera pas tant la fréquentation d’une institution scolaire par l’élève, mais la preuve de la part des parents et écoles que les ressources sont mises en place pour que l’élève puisse atteindre ses cibles.

Tous les enfants naissent curieux, tous les enfants naissent créatifs. Le rôle de l’école, est bien entendu, de protéger ces qualités qui sont innés chez tous les enfants. Si un enfant arrête d’être curieux ou créatif avec le temps, il faudra considérer cela comme un problème de santé mentale.

La mobilité immobilière…

Il n’y aurait plus d’écoles construites expressément pour n’être que des écoles. Plutôt, l’État construira des bâtiments de loisirs généraux. Plutôt que de écoles en tant que tels, chaque initiative d’éducation à l’atteinte d’une cible réservera les classes qu’elles auront besoin. Les enseignants n’auront plus besoins d’être attitrés à une école en particulier. Les élèves n’auront plus besoin de justifier leurs absences. L’organisation se fera à la manière du vint-et-unième siècle, avec des logiciels, et non pas des feuilles de calculs Excel.

L’approche holistique plutôt que l’autorité hiérarchique…

Le seul but louable, ici, c’est que l’élève s’amuse à apprendre, et réussisse à atteindre deux des trois cibles fixés. L’État n’aura aucun rôle à jouer à part de concevoir la première cible à atteindre, et à faire respecter la loi auprès des parents et des enseignants, mais pas auprès des élèves. Il n’y aura plus d’examens du ministères, plus de programmes scolaires. Les élèves ne seront plus notés…

On ne présumera rien de la part de l’élève. Ce sera l’égalité dans le respect et l’estime, et non plus l’égalité dans le traitement et les obligations. Le seul but, c’est que l’élève s’amuse, et réussisse à atteindre deux des trois cibles fixés.

Un profile pédagogique devra être fait sur chaque enfant, avant d’impliquer des ressources pour l’aider à atteindre ses cibles. Ce profile pourra être modifié si nécessaire, à tous moment. Ça, ça implique que la manière d’enseigner sera différente selon le profil de l’élève, et non pas selon le profil du haut-fonctionnaire qui aura concocté le ‘programme’, ou de l’enseignante. C’est la réussite de l’élève qui est important, pas celle du ‘système’.

Il n’y aura aucune mesure du progrès de l’élève.

Un élève peut buter sur une difficulté à un endroit, et un autre, à un autre endroit. Parfois, il faut beaucoup d’échecs avant que la matière clique. Parfois, ça clique dès le départ. Chaque élève est important, chaque manière d’apprendre est unique. Ce n’est pas une chaîne de montage, ce sont des êtres humains. PLUS DE MESURES!

En terminant.

Le but n’est pas de former l’élève, mais de lui donner des outils cognitifs et culturels pour qu’il puisse continuer d’apprendre en s’amusant pour le reste de sa vie. Le but de l’école n’a jamais été d’alimenter la machine économique. Le but de l’école n’a jamais été de nuire à l’intégrité psychique des élèves. Le but de l’école, c’est de simplement, être un lieu où les élèves peuvent s’amuser tout en apprenant des choses. Et, c’est tout (pour l’instant).

Auteur : leresidue

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