L’intercercle.

On dit souvent que la ligne droite est le plus court chemin entre deux points. Les physiciens et les mathématiciens se sont rendus compte que la Nature n’aime pas le gaspillage. Ainsi, le principe de moindre action est né. Le principe de moindre action stipule qu’un corps va utiliser le moins d’énergie possible pour se déplacer. Donc, pour la matière physique, le chemin le plus court sera la ligne droite. Mais vous vous dites, et la gravité, alors? Hé bien, le principe de moindre action stipule aussi, qu’un corps va également se déplacer de manière à accumuler le plus d’énergie dans l’immédiat. De cela, on peut dire que le champ gravitationnel est une source d’énergie. Mais ce n’est pas de cela que je veux parler. Pour faire simple, la matière n’est pas vivante…

La matière n’est pas vivante de notre point de vue, parce que cette matière a un potentiel de vie qui nous est prévisible en tout point de son existence. Elle respecte à la perfection les lois de la physique, et si elle ne les respecte pas, c’est parce que nous n’avons pas compris à quelle sorte de matière nous avons affaire, ou l’état de cette matière. Autrement dit, il y aurait d’autres lois de la physique à découvrir, si nous faisions face à un comportement imprévu de la matière.

Au niveau humain, nous respectons nos propres lois, dans le but de rendre notre expérience de la vie cohérente avec l’expérience de vie des autres personnes qui sont dans notre réalité. Par exemple, dans un rêve, les lois ne sont pas les même que dans notre réalité commune.

Mais comme nous sommes conscients de notre observation de notre réalité subjective humaine, nous savons que nos lois ont étés créées par nous-même et non pas par une sorte d’observateur extérieur qui nous considérait simplement comme de la matière. Mais, croyons-nous que les lois qui régissent simplement la matière qui nous entoure ont étés créées par cet observateur que nous ne pouvons observer?

Imaginez le paradoxe d’Achille et de la tortue. Dans ce paradoxe, Achille court contre une tortue. Mais parce qu’Achille est un coureur rapide, il laisse une avance considérable à la tortue. Le paradoxe dit, que si Achille court rapidement à la même vitesse, et que la tortue marche lentement à la même vitesse, alors Achille ne gagnera jamais la course. Parce que le temps que prendra Achille pour atteindre l’endroit où était la tortue au moment du début de la course, la tortue aura déjà avancé d’une certaine distance, et ainsi de suite.

Ce qui fait que le paradoxe fonctionne c’est l’inflexibilité quant à la vitesse des coureurs. Le paradoxe s’attend à ce que les coureurs courent toujours à la même vitesse. Mais nous savons par expérience de la vie, et à cause du principe de moindre action, que forcément Achille va gagner la course, puisqu’il dépense plus d’énergie que la tortue pour se déplacer.

Maintenant, imaginez un cercle. Vous êtes à l’intérieur du cercle. Mais vous n’êtes pas parfaitement centré. Et vous vous déplacez en ligne droite à l’intérieur du cercle. Mais quoi que vous ferez, vous ne pourrez pas ni sortir du cercle, ni vous centrer parfaitement. Vous ne pourrez ni perdre d’énergie ni en gagner, donc, vous vous déplacerez à vitesse constante. Maintenant, imaginez que quelqu’un veuille vous sortir de là. Il saura uniquement que vous êtes dans le cercle, et il saura la grandeur de ce cercle. Mais pour vous sortir de là, il aura besoin de connaître votre position exacte. Je dis qu’il ne pourra jamais vous sortir de là.

Parce que pour connaître votre position exacte, la personne devra déduire une distance entre le centre et le rebord du cercle, et ensuite elle devra déduire l’angle de ce cercle qui se trouve entre le cercle dont vous êtes prisonnier, et son centre. Soit il réussira du premier coup, soit il sera probablement jamais capable de vous trouver. Mais s’il choisit toujours la même distance et le même angle, il sera un jour capable de vous sortir de votre fâcheuse position si et seulement si, il essaie toujours de vous retrouver à la même position.

Ce que j’essaie de dire, c’est que la vie comme nous l’entendons, est un compromis entre ce qui est possible et ce qui est faisable. La vie humaine en particulier, ce n’est pas quelque chose de binaire. Ce n’est pas « soit on est mort, soit on est en vie ». Plutôt, l’expérience de la vie et de la mort se fait à tous moments…

Du point de vue de la personne qui essaie de sortir l’autre personne de son cercle, cette autre personne est peut-être morte. Du point de vue de la personne dans le cercle, la personne qui essaie de la sortir est peut-être morte. D’un point de vue de l’un ou de l’autre, chacun est peut-être simplement de la matière. C’est la liberté de dépenser notre énergie comme nous l’entendons, qui permet à la vie d’exister. Si Achille et la tortue avaient respectés les lois du paradoxe, la course ne se serait jamais terminée. Ou bien, selon le principe de moindre action, elle n’aurait jamais eu lieue puisque ni Achille ni la tortue n’auraient étés en vie.

Pour rester en vie, il faut faire les bons choix. Si on ne fait aucun choix, alors c’est la mort assurée. Vous me direz que nous mourons tous un jour, qu’on le choisisse on non, et c’est vrai. Mais pour ce que nous pouvons choisir, faisons en sorte d’avoir toute la vitalité qui nous est possible d’avoir, pour pouvoir faire les meilleurs et les plus inattendus des choix possibles pour permettre à la vie de perdurer.

Alors je propose ce mot : l’intercercle. Il désigne une sorte de discipline qui consiste à toujours progresser, et ce même si c’est à pas de tortue. Mais l’idée ici ce n’est pas de progresser en ligne droite. Plutôt, c’est de pouvoir accumuler le plus d’énergie possible pour ensuite l’utiliser quand les bons choix s’offre à nous. Par exemple, ne convoitez pas les extrêmes, mais ne restez pas au milieu non plus.

Tout ce que vous consommez doit résulter d’un choix conscient. Mais aucune règle n’est là pour vous dire quels sont les meilleurs choix. C’est du cas par cas, tout le temps. Un autre exemple, c’est l’argent. Si vous achetez des biens inutiles ou dispendieux, vous ne pourrez plus ensuite choisir ce que vous voudrez ensuite obtenir. Mais les biens qui coûtent le moins cher s’usent plus rapidement, et les biens les plus onéreux ne sont peut-être pas adaptés à votre situation. Les émotions vous permettent de vous sentir en vie, mais la vie ce n’est pas les émotions. Vous ennuyer à une tâche ce n’est pas aussi bien que de ne penser à rien. Dans la vie, la règle principale, c’est de rester en vie et d’aider les autres à faire de même. C’est tout.

Auteur : leresidue

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