La nature des choses…

Jean-Claude de Spot Jardin m’a proposé de participer à l’ « Opération Nature » en écrivant un petit article sur ce thème. J’ai écrit deux articles, dont celui-ci.

Le mot ‘nature’, je trouve que cela ne veut pas dire grand-chose en lui-même. Est-ce que c’est la nature de l’Homme, la nature de l’univers, la nature de la vie? Ou bien, c’est de la ‘nature des choses’ qu’on parle, quand on emploie le mot ‘nature’?

Et la nature des choses, c’est la nature de l’Homme, ou bien la nature de tout ce qui n’est pas le fruit de l’Homme?

Parce que trop souvent encore, l’Homme, ou ce qui se fait passer pour tel, traite les animaux comme s’ils étaient des choses. Alors, peut-être, dans un sens, la ‘nature des choses’ ce n’est qu’un terrain de jeu pour « l’Homme ».

Ou bien, si on emploie la voie spirituelle, la nature des choses, ça serait la nature de tout ce qui est, tout ce qui a été, et tout ce qui sera. Pour être conséquent avec cette manière de voir les choses, il faut reconnaître alors que ‘la nature des choses’ c’est juste un terme plus ‘noble’ pour désigner ‘Dieu’. Parce que ‘Dieu’, ce sont les religions qui ne le rendent pas ‘noble’.

Pour moi, ‘Dieu’, c’est ce qui fait qu’un papillon est un papillon, et non pas une montagne. La ‘science des choses’ nous dit que le papillon est le fruit de l’évolution. Mais moi je n’y crois pas trop. Parce que si l’évolution des choses fait que les papillons ont autrefois jamais existé, qu’ils existent présentement, et qu’on jours ils n’existeront plus, alors le mot ‘évolution’ est juste une autre manière d’invoquer le concept de ‘nature des choses’, qui lui est un terme qui renvoie à ‘Dieu’…

En même temps, ça doit être le fruit de la nature des choses, si la science existe. Parce que si tout vient et provient d’un processus d’évolution, alors tout ce qui existe doit forcément faire partie de cette ‘nature des choses’. Sauf que, « l’Homme » se croit différent de cette ‘nature’ qu’il n’arrive pas à contempler…

La ‘science’ serait alors ce qui fait de l’ordre dans le chaos des ‘pulsions’ humaines. Le processus analytique de la science ferait en sorte de briser la prison d’illusions que l’Homme se serait forgé à force d’animisme et de superstitions. En contemplant la ‘nature des choses’, en testant des hypothèses et en émettant des théories, la science permettrait d’expliquer ce qui en est ‘vraiment’ des ‘raisons’ de la ‘nature’. Après tout, s’il y a des éclairs et du tonnerre, ce n’est pas parce que Dieu est en colère…

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Si la science est capable de tout expliquer, en contrepartie, elle nous informe de l’existence des trous noirs. Parce que si les trous noirs ce n’est pas de la superstition, et que la science nous affirme qu’elle ne pourra jamais expliquer ce qui se passe au niveau de la singularité des trous noirs, alors il faut bien se rendre compte que le processus analytique n’est pas une panacée pour tout et n’importe quoi. Il faut reconnaître que le rationalisme ne donne pas nécessairement ‘raison’ à ses ‘pratiquants’…

Ce que je crois moi, de la nature des choses, c’est qu’elle est ‘paresseuse’, et très intelligente. Elle ne fait pas les choses à moitié, mais elle ne s’épuise pas pour rien non plus. Elle va droit au but. Elle se bâtie de manière parfaite selon l’énergie dégagée. La nature ne fait pas de gaspillage.

Ce que cela veut dire, c’est que, la nature ne va pas faire d’animisme avec des roches. Elle ne va pas prétendre qu’il y a des ‘raisons probantes’ derrière la médiocrité de notre situation. Elle ne va pas forcer le consensus avec la supercherie des chiffres et des statistiques, qui ne sont là que pour cacher sa seule raison d’être qui est de conserver le statu quo. La nature de la nature, c’est d’être impartiale. Elle trouve toujours les meilleures décisions pour résoudre les problèmes…

La science de l’homme, ce n’est pas la nature des choses. La science de l’homme, c’est un moyen pour transmettre vers les plus médiocres d’entre nous, le savoir et les connaissances qui découlent de ceux qui osent observer la nature réelle des choses. Et pour observer perspicacement la nature, ça prend de l’imagination. L’imagination, ça ne peut pas se transmettre. Parce que l’imagination n’est pas une denrée rationnelle et comptable, on ne peut pas l’évaluer. Parce que ceux qui se disent ‘raisonnables’ ont de moins en moins d’imaginations, ils sont de plus en plus en contradiction avec la nature des choses.

Ce n’est pas la nature de l’Homme que d’être médiocre. Ce n’est pas la nature de l’Homme que de ne pas avoir d’imagination. Ce n’est pas la nature de l’Homme que de se laisser faire par l’autorité médiocre de la statistique. Parce que sans imagination, il n’y pas pas d’hommes. Parce que sans imagination, il n’y a plus d’autorité. À la place, il n’y a que « l’homme », et ses choses…

Le jeu de la médiocrité, ça ne sera bientôt plus l’apanage des hommes. Parce que si la science de l’homme c’est quelque chose de rationnel, alors il est rationnel que l’homme disparaisse un jour. Parce que si l’homme n’est que le fruit de l’évolution, alors c’est raisonnable de croire qu’une autre espèce/race prenne sa place un jour au sommet de la ‘pyramide’. Parce que si l’homme n’a ni conscience ni imagination, c’est alors tout à fait normal que la nature souhaite se départir de lui, un peu comme un rebus qu’on met à la poubelle après usage…

Parce que si en « l’état des choses », l’homme court à sa perte, alors seuls les ‘anarchistes’ souhaitent réellement le progrès de la ‘nature actuelle des choses’. Mais qui va nous libérer de cette prison-là? La science, les autorités, Dieu?

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Auteur : leresidue

Bonjour à vous!

5 réflexions sur « La nature des choses… »

  1. Pour ma part, je pense que la Nature est hasard. Ce que nous y voyons nous semble complet, mais il a fallu des milliards d’années d’essais et erreurs avant d’arriver à des êtres et des choses encore très imparfaits, comme l’humain qui n’est encore qu’un « work in progress ». La Nature est patiente parce qu’elle agit lentement. Ses agissements ne sont pas mûris, sinon ça amène inévitablement aux théories du dessein intelligent. Le hasard génère des mutations et celles-ci sont testées par l’environnement dans lequel elles ont émergé. Les mêmes mutations dans des environnements différents amèneraient à des succès ou échecs différents. La Nature ne choisit pas, elle crée en laissant l’environnement générer les différents résultats.

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    1. J’avais lu quelque part que le hasard pour la science, c’est que ce que la science ne peut pas encore expliquer. Il ne me semble pas que ce que je vois me semble complet. Par exemple, si je m’imagine un idéal dans ma tête, et que je veuille le rendre tangible dans notre environnement, il faudra que je travaille fort pour que cela arrive. Mais à quoi servent les idéaux, si ce n’est pas pour améliorer l’environnement? Je ne crois pas que ce soit le hasard en tant que tel qui génère les mutations. Plutôt c’est un environnement hasardeux (avec beaucoup trop de pollution pour que cela soit hormétique pour l’organisme), qui génère des mutations qui sont délétères pour des races ou des espèces entières. Si tout est hasard et que nature et environnement ne sont que des propriétés mathématiques, alors ça voudrait dire que nous sommes, nous tous et l’univers compris, une sorte de gigantesque géode, un peu comme une fractale? Je ne crois pas que notre univers soit simulé, mais si nous les humains nous sommes capables de faire des choix après avoir observé des choses, alors qui ne le peut pas?

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      1. Différents éléments créent un environnement. Celui-ci est donc le résultat, la somme de tous les éléments le composant.
        Je ne suis pas certain que le hasard des mutations est une incompréhension momentanée des scientifiques et qu’elle pourrait éventuellement être « vaincue ». La physique quantique prouve que le vrai hasard existe au-delà de toute règle obscure préétablie dont nous serions ignorants et que ceux-ci appellent « l’absence de variables cachées ».
        L’existence du hasard n’est pas en opposition avec le principe du choix. Nous construisont des meubles, des maisons, des voitures, des avions qui n’auraient jamais eu la possibilité d’apparaitre naturellement. Ces objets proviennent de notre capacité à faire des choix, à ordonner des composants naturels entre eux et même à créer des composants dont la Nature seule n’aurait jamais créés. Ces actes conscients se déroulent par contre dans un Univers où le hasard est à la base de la radioactivité et d’autres comportements sur lesquels nous n’avons aucun contrôle, car ils sont tributaire du hasard seul.
        Les mutations génétiques ne sont pas appelées par l’environnement, elles sont acceptées ou rejetées par celui-ci. Mais comme on ne se rend pas compte de la brève existence de celles ayant été rejetées, on ne voit que les mutations ayant profité de cet environnement bien précis. La Nature crée des mutants, n’importe lesquels, sans a priori. L’environnement, ou dit autrement, la somme des éléments présents et des interaction découlant de ces présences, teste la présence de ces mutations, là aussi sans a priori. L’environnement ne choisit pas, il subit la nouvelle présence et s’en accomode, la rejette ou se transforme afin de ramener un équilibre, le point où tous les éléments ensemble forment un système régulé.

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