L’analogie du labyrinthe.

L’analogie du labyrinthe.

On dit que la vie est une suite d’échecs et de réussites. On aimerait prendre la ligne droite, que tout aille bien, mais on ne peut pas. Car, il y a des défis et des erreurs qui forcent parfois à faire demi-tour, c’est presque impossible de suivre une vie complète en ligne droite sans jamais bifurquer.

Ça me fait penser à un labyrinthe. Dans un labyrinthe, on ne connaît pas forcément le chemin de la sortie. On doit y aller par essais et erreurs. Si on est malchanceux, on retournera sur des chemins déjà empruntés. Mais parfois, c’est nécessaire de retourner sur ses pas quand on se retrouve dans une impasse. Parfois, certaines personnes peuvent grimper sur les parois et aller de l’autre côté des obstacles. On peut penser qu’elles trichent. Mais, la mémoire des chemins déjà parcourus n’est-elle pas aussi un moyen de gagner du temps?

Dans un labyrinthe en deux dimensions, l’habileté de le voir à vue d’oiseau, c’est-à-dire, en trois dimensions, permet de sauver beaucoup de temps à qui sait chanter convenablement, et aussi à ceux qui savent déchiffrer le chant des oiseaux. Dans notre monde, on dit que Dieu est mathématique. Bien, allons voir ça de plus près…

Dans un labyrinthe à deux dimensions, si on peut concevoir que la hauteur des murs n’est pas infinie, alors c’est convenu que la hauteur est délimitée par quelque chose. Mais ce quelque chose qui délimite la hauteur, est peut-être infini lui-même. Mais s’il y a hauteur, c’est qu’il y a plancher. Donc, nous savons que les murs ont au moins une limite. Mais si les murs ont une limite haute mais que nous ne pouvons pas l’atteindre, alors pourquoi connaissons-nous la limite basse? S’il y a une limite haute et une limite basse, comment savons-nous que nous sommes dans une limite basse et non une limite haute?

C’est peut-être ça le labyrinthe de la vie. Il faut accepter d’être en bas et pas en haut, parce que en haut il y a les oiseaux et puis c’est tout. Non, et c’est pour cela qu’il y a les mathématiques.

Imaginez que le labyrinthe n’a pas de plafond et pas de plancher, alors le plafond et le plancher son infinis. C’est-à-dire, que puisque le plafond et le plancher sont à des distances infinies l’un de l’autre, ce sont en fait la hauteur et la profondeur des murs qui sont infinie. Pour être dans un tel labyrinthe, vous devez nécessairement voler pour vous déplacer.

Au fur et à mesure que vous vous déplacerez, vous apprendrez le territoire du labyrinthe. Et ce, jusqu’au jour où vous en connaîtrez le moindre recoin. Parce que vous vous déplacerez toujours, vous finirez par vous ennuyer. Alors, vous remarquerez que vous pouvez pivoter. Un certain temps, cette nouvelle perspective vous procurera un regard nouveau sur votre trajet. Puis vous jouerez sur la perspective pour vous divertir. Et après, vous jouerez sur à la fois les perspectives, et à la fois sur le trajet. Vous apprendrez enfin que si le labyrinthe n’a pas de frontières, alors il n’y a pas de danger. Vous pourrez rester sur place ou vous délacer et pivoter à l’infini. Le sort du labyrinthe sera entre vos mains. Et, enfin, vous pourrez décider d’en sortir à tous moment, si tel sera votre souhait.

Dans un labyrinthe en trois dimensions, tout comme pour un labyrinthe en deux dimensions, le moyen le plus rapide d’aller d’un point A à un point B est la ligne droite. Mais dans un labyrinthe en quatre dimensions, ce n’est pas nécessairement le cas.

Dans un labyrinthe en quatre dimensions, bien qu’il y ait des coordonnées comme pour les troisième et deuxième dimensions (x, y, z, w), la courbe est en général plus rapide que la ligne droite pour relier deux points (x, y, z, w). Puisqu’il y a quatre dimensions dans ce labyrinthe, c’est permis d’en isoler une ou deux, pour se retrouver dans des labyrinthes inférieurs.

Dans un labyrinthe à cinq dimensions, là la ligne droite ne peut plus être considéré comme le moyen le plus rapide pour aller d’un point A vers un point B. Ça devient plus compliqué encore dans des dimensions supérieures.

Souvenez-vous de l’oiseau, et imaginez maintenant que l’oiseau est un labyrinthe. Hé bien, dans des dimensions supérieures, le labyrinthe de la deuxième dimension est un oiseau de ces labyrinthes compliqués. Et cet oiseau doit apprendre maintenant à déplacer les connaissances acquises des labyrinthes parcourus, vers d’autres cieux. C’est-à-dire, que mathématiquement, les dimensions supérieures possèdent toutes les propriétés des dimensions inférieures, et encore plus!

Si pour sortir d’un labyrinthe de dimension X il faut en connaître tous les recoins et maîtriser toutes les manières possibles de connaître ces recoins et parcours, alors imaginez si le labyrinthe dans lequel vous êtes a un nombre effarant de dimensions!?

Imaginez maintenant qu’il n’y a pas de limite au nombre de dimensions qu’un labyrinthe peut avoir. Alors, qu’est-ce qu’on fait avec ça?

Une possible solution, c’est d’ignorer le problème. Parce que c’est bien connu, dans le labyrinthe de la vie, c’est chacun pour soi et c’est le plus fort qui l’emporte. Mais si c’est vraiment vrai, et que la limite pour ce labyrinthe est la mort, alors je plaints celui ou celle qui aura tout remporté.

Si la mort n’est pas non plus une solution, alors la seule solution qui reste, c’est la pérennité de la vie. À défaut de nous faire dire le chemin par ceux des dimensions supérieures, nous devrons trouver nous-mêmes comment nous sortir de notre labyrinthe commun à toute l’humanité.

Je plaints déjà celui ou celle qui devra être notre guide pour nous sortir de notre labyrinthe commun.

Auteur : leresidue

Bonjour à vous!

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