L’Oracle de Montréal (partie 3…)

Au commencement, il y a un mouvement. Ce mouvement n’est rien du tout. Mais puisqu’il y a un mouvement, il faut pouvoir le percevoir. Qui a provoqué le mouvement, et qu’est que ce mouvement provoque? C’est un peu comme la question qui demande ‘si dans la forêt tombe un arbre et qu’il y a personne pour l’entendre est-qu’il y a du bruit’. Autrement écrit, si personne ne peut communiquer un mouvement, est-que le mouvement a réellement eu lieu? Je crois que notre réalité est une tentative pour prouver l’existence d’un mouvement. Mais puisque le mouvement existe, qui l’a provoqué? Ou bien, le mouvement n’existe pas. Ce ne sont que des oscillations binaires, au fond. Mais puisque l’hyperalité nous communique son mouvement, il faut pouvoir le percevoir.

Si la Terre est au centre de l’univers, alors c’est que nous sommes dans un trou noir. Si nous voulons en échapper, il faut alors penser l’univers en entier comme étant le centre de l’hypever. Avec l’univers, on s’en va vers le mouvement. Avec l’hypever, on s’en va ailleurs. Puisqu’on peut penser l’hypever comme étant l’univers de tous les univers, hypever de tous les hypevers est lui-même un univers influent et influençable.

Il y a autant d’universalité dans un grain de sable que dans tous les hypevers réunis. Puisque nous n’avons pas encore récolté les fruits et légumes de notre champ culturel, nous ne sommes pas prêts pour le voyage.

Un être vivant doit se nourrir. La nourriture change l’être vivant. Un être vivant qui ne se nourrit pas suffisamment bien ne pourra éventuellement plus changer. Un être vivant qui ne change plus est un être vivant qui a disparu. Un être vivant qui n’a jamais existé est un être vivant qui n’existera jamais. Et le déterminisme causal ne peut nier cela. Et le déterminisme causal ne peut nier ceci : un être vivant qui ne peut et ne pourra jamais exister est un être vivant qui n’a jamais existé. Donc, le déterminisme causal n’est qu’un moyen pour le mouvement de se mouvoir.

Le déterminisme causal est une technologie qui influence son utilisateur à se comporter comme la cause du déterminisme. Les usagers de la culture du déterminisme s’attendent à ce qu’on cultive le champ culturel de manière déterministe. Alors, les utilisateurs du déterminisme deviennent les garants de ce paradigme. Pour forcer l’assimilation, ils font croire que la réalité fait des promesses. Or, cette croyance n’est pas déterministe. Parce que, une promesse n’est pas un gage de résultat.

Un dieu sans nom n’est pas moins divin. Une religion sans nom n’est pas moins un dogme. Et une réalité sans nom n’est pas moins une réalité. La croyance qu’il y a une seule réalité nie l’existence du champ culturel. Cette croyance ne permet pas de cultiver le champ culturel. Cette croyance retarde donc l’impulsion décisionnelle. Donc, la croyance que la réalité est unie est un dogme religieux, pour ne pas dire une religion.

Le champ culturel permet de stocker la nourriture spirituelle. Donc, le champ culturel permet de faire pousser quelque chose de comestible, à condition de le labourer. Ce qui en poussera devra être goûté, cuisiné. Avec le temps, les fruits culturels les plus utiles, ainsi que les légumes culturels les plus comestibles, seront de plus en plus cultivés. La culture commencera alors à supplanter la spiritualité comme forme de domestication inter-perceptuelle, l’hyperalité pourra alors se manifester de plus en plus. L’impulsion décisionnelle sera alors routinier.

Auteur : leresidue

Bonjour à vous!

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