La méthode émocentrique 😞🤔🙂

Hier j’ai vécu une situation désagréable. Le mot « désagréable » n’est pas le bon mot. D’ailleurs, c’est la situation qui a été vécue, et non une émotion en particulier. Dans ce texte, je vais expliquer une méthode qui a fonctionné pour moi, pour « gérer » la colère qui a découlé de cette situation. Cette méthode est en cours de perfectionnement, et peut ne pas fonctionner pour tout le monde.

Je nomme cette méthode, la méthode « émocentrique ». Émo, pour émotivité, et centrique, parce que l’émotion doit rester au centre. Ça sera plus clair une fois exposé.

D’abord, je ne considère pas les émotions comme étant des choses que l’on peut choisir comme dans un buffet à volonté. Je ne nie pas que le mot « émotion » peut avoir, pour chacun d’entre nous, une signification particulière qui peut échapper à d’autres. Pour moi, le mot « émotion » veut dire une énergie spirituelle qui peut m’affecter cognitivement, physiquement, et psychologiquement. Les affects cognitives, physiques et psychologiques peuvent en retour alimenter cette énergie spirituelle, ou la faire partir.

D’une manière simple, les pensées peuvent affecter mes émotions. Les sensations physiques peuvent affecter mes émotions. Les états psychologiques peuvent me faire vivre des émotions particulières. Les émotions peuvent m’affecter physiquement, et affecter mes pensées.

La méthode émocentrique me permet de vivre un état émotionnel indésirable, sans pour autant alimenter cet état. Au mieux, cette état va se disperser, et au pire, je vais être rancunier.

Alors, comment ça fonctionne :

1. Une fois la situation vécue, quelles sont les irritants le plus présents sur le moment.

2. Qu’est-ce que ces irritants me permettent d’apprendre sur moi-même et sur l’autre personne.

3. Recommencer à 1. jusque au moment ou j’aurai appris quelque chose de positif sur l’autre personne, qui peut m’amener à moi quelque chose de positif.

4. Refaire l’exercice de temps en temps jusqu’à ce que l’énergie spirituelle négative se soit dissipée.

 

Explications :

: Je revis la situation dan ma tête et dans mon cœur. J’étudie les éléments les plus irritants. Pourquoi il a dit ceci ou cela. Je cherche des réponses. J’essaie de trouver un élément précis qui permettra à l’énergie de progresser dans son parcourt.

: Si l’énergie est capable de progresser, alors au niveau cognitif, je vais pouvoir penser à autre chose. En pensant à autre chose, je pourrai alors permettre (laisser) à d’autres énergies spirituelles de m’influencer, m’aidant ainsi à voir certains événements de la situation de manière moins intense.

: Une fois rendu là, après plusieurs 1-2-1-2-1-2… Je peux permettre à l’énergie négative de savoir que je sais qu’elle ne m’affecte plus autant. Alors, je peux entrevoir que l’instigateur de cette énergie négative puisse lui (ou elle) aussi être victime de ce même genre d’énergie.

: L’exercice peut être refait de temps à autres si quelque chose continue à me chicoter. Ça me permet de m’enrichir, d’en apprendre plus. Et surtout, de ne plus être rencunier.

 

L’énergie spirituelle doit rester au centre du parcourt. Si elle se cogne contre les parois, elle m’affectera encore plus. En restant au centre, elle a moins de chance d’interagir avec d’autres énergies. Alors, elle pourra progresser sans embrouilles, jusqu’à sa destination . Sa destination est ignorée de moi, je ne sais pas ce qu’il en adviendra de cette énergie tant et aussi longtemps que je ne la rencontrerai pas de nouveau.

Je ne peux pas créer ni détruire des énergies. Je peux les influencer un peu. C’est pour ça que j’ai besoin de me sentir seul et/ou calme. Parfois j’ai besoin de stimulations. Mais je dois quand-même faire attention.

Auteur : leresidue

Bonjour à vous!

4 réflexions sur « La méthode émocentrique 😞🤔🙂 »

  1. Il faut qu’une méthode nous soit adaptée et en effet comme tu le dis, toutes peuvent ne pas l’être à tout le monde à tout moment.
    J’utilise la « Gopro » aussi. Cette caméra cubique que les sportifs (par exemple) portent sur eux lors de descente de ski, de kayak ou autre. Elle donne un point de vue subjectif sans qu’on ait à subir les mouvements, les cahots, la poussière, l’effort.
    Quelque part elle met une distance eGocentrique entre ce que l’on voit d’une manière subjectif et soi, dit autrement ce qu’on voit n’est pas perturbé par des sensations négatives (chocs, efforts etc). (A contrario elle nous prive des effets de type « endorphine » qu’on peut avoir en menant nous-mêmes les activités 😉 )

    Et je revois la scène (un peu à ta manière) en baladant ma « Gopro » avec travellings et autres mouvements de caméra. Je peux donc reprendre ma place (mais derrière la « gopro », donc distance émotionnelle et physique) et aller à la place de l’autre (je ne sais pas ce qu’il aura vécu, simplement ce que je vois dans la « gopro »)
    Cela (me) permet de relativiser l’élément déclencheur de l’émotion perturbatrice, de voir que ce que l’autre a produit (dont je pense que c’est à l’origine de mon émotion perturbatrice) n’est pas aussi perturbant que vécu sur le moment in situ, de voir que cela prend un sens (positif) pour l’autre.
    Finalement de voir que c’est MOI qui ai déclenché l’émotion perturbatrice en vivant cette scène à l’origine et donc que mes émotions m’appartiennent et que je peux agir dessus.

    Voilà un processus qui ressemble pour partie à ce dont tu parles (enfin je trouve, mais on peut y mettre un coup de « gopro » 😉 😀 )

    Chaleureusement

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  2. Est-ce que tu utilises cette méthode suite à des situations anciennes, ou seulement suite à des récentes? Et est-ce que tu arrives à utiliser cette méthode avant que la situation désagréable déclenche une réaction (de type colère ou autre), en vue d’éviter ce « débord » (c’est à dire éviter le submergement, la colère, la réaction « jugée socialement excessive » etc)?
    En ce qui me concerne, l’étape 1 comporte une difficulté majeure, celle de comprendre le pourquoi… en général ça me fait tourner bourrique, car la réponse ne m’apparait pas (jamais?) clairement… et je fonctionne en mode poisson dans son bocal… l’énergie stagne et me consume… résultat: poisson bouilli!

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    1. J’avais utilisé la méthode suite à une situation récente. En fait, j’avais conçu la méthode pendant que je l’utilisais. Comment je me suis aperçu que ça pouvait être une méthode, c’est que j’avais été apaisé dans ma colère. Ce n’est peut-être pas une méthode pour tout le monde, et il faut l’adapter quitte à la changer complètement. Chaque personne est différente.
      Pour la seconde question, je n’interagie pas beaucoup avec le monde extérieur, alors j’ai beaucoup de temps pour moi-même. Quand quelque chose d’intense arrive, sur le coup, je ne suis pas capable de bien réagir émotionnellement. Je suis plus ‘shutdown’ que ‘meltdown’. Mais depuis quelques temps, je suis moins ‘shutdown’, mais ça peut provoquer un ‘meltdown’ après coup. J’ai un peu été endommagé par la vie, alors je tente de bloquer le plus possible les émotions qui pourraient me mettre en danger. Je ne les renie pas, mais elles arrivent après-coup, quand je me sens libre de pouvoir les examiner. C’est un peu bizarre, et je crois que si je devais vivre une vie « normale », je ferai beaucoup de ‘meltdowns’. Je médite beaucoup, depuis longtemps.

      Pour moi, les émotions sont des énergies qui en temps normal peuvent nous informer sur l’état physique et spirituel de notre corps. Mais nos sociétés nient la partie spirituel, puisqu’elles prétendent que nous ne faisons que ‘consommer’ des émotions, qu’elles seraient ‘identifiables’, comme des denrées. Bien sûr que la colère existe, mais si quelqu’un devient en colère pour quelque chose, mais que la société dit que ce n’est pas permis, alors il y a un problème avec la société, et non avec la personne en colère. D’après moi, la colère c’est correct, mais à condition de ne pas en faire une oeuvre de destruction. Quand on est en colère, ça peut devenir très difficile de se remettre en question.
      Il y a quelque chose de curieux que j’ai constaté, ce que si on tente de remettre en question certaines choses de la société, alors ces personnes supposément convenables vont parfois se mettre en colère. Quand remettre en question les choses tels qu’elles sont font ressortir la colère chez ces personnes, moi ça me fait dire que ces personnes sont tout le temps en colère, et rejettent le blâme sur plus faibles qu’eux, en rejetant le blâme sur ceux qui leur ont fait rappelé qu’ils sont en fait tout le temps en colère.

      À la fin, je crois que c’est une question d’inclusion versus intégration. Une société en colère, c’est une société intégriste. Une société inclusive, c’est une société qui se sent en paix.

      Après la fin, il y a la méthode. Moi ce que j’avais fait, précisément, c’est de me remémorer tous les éléments de la situation. Pour moi, c’était clair, mais je médite depuis des années. Dans ces éléments, j’ai trouvé un élément qui, comparé aux autres éléments, ne me rendait pas vraiment en colère. Cet élément, c’est que lors de la situation, j’avais montré à la personne une toile que j’étais en train de peindre. La personne a dit que ma fleur ressemblait à une sorte de roche. Cet élément précis m’a donné une idée pour améliorer ma toile. Alors, d’une situation qui m’avait mis en colère, j’ai été capable d’en trouver un aspect qui a amélioré quelque chose auquel je tenais à coeur. Sur le coup, quand la personne m’avait dit que ma fleur ressemblait à une roche, j’ai mis ça avec le reste. C’était une situation désagréable, et je devais attendre qu’elle soit terminée. Quand elle fut terminée, j’ai pu la revisiter, et la revisiter, et la revisiter encore.

      Je reconnais que ça peut être difficile, et il faut bien se connaitre pour pouvoir appliquer cette méthode. Pour la méditation, je n’utilise pas de méthode précise, j’essaie de rester concentré. Je ne me concentre sur rien de particulier. Je me considère un peu comme un instrument scientifique. Notre réalité peut être expliqué par la science? Bien, mais l’instrument ultime pour expliquer la science humaine, c’est l’être humain, non?

      On dit que c’est difficile pour les nouveaux parents, parce qu’ils n’ont pas le manuel d’instruction pour leur enfant. Je crois que ça peut être difficile pour tout le monde, parce que personne ne semble avoir son propre manuel. Je crois que nos sociétés ne souhaitent pas tant que cela que nous sachions réellement comment nous fonctionnons en vrai. Peut-être que le but de la société est qu’on ne se comporte pas comme des animaux. Mais selon moi, ce n’est pas très humain ce qui se passe dans nos sociétés. Je crois qu’il suffit de ne pas avoir peur, et ne pas s’attendre à ce que les autres soient mieux que soi, et peut-être comme cela, il y aura moins de colère destructive?

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