Une petite différence.

Pour certains neurotypiques, des erreurs dans les émotions sont perçus comme des signes de maladie mentale.

Pour plusieurs autistes, des erreurs dans la logique c’est perçu comme un mensonge.

Je crois que ça dit tout.

Auteur : leresidue

C'est le moment de partir ailleurs...

10 réflexions sur « Une petite différence. »

    1. Ça me serait difficile de donner des exemples sans trop être personnel. Et plusieurs exemples personnels seraient un peu trop aberrants à donner. Mais je peux faire un petit effort.

      Par exemple, pour les émotions, il paraît qu’on peut dire ‘Sourire avec tristesse’. Sourire avec tristesse, mais qu’est-ce que c’est ça? Ça voudrait dire, par exemple, de sourire à quelqu’un alors qu’en fait on vit un moment difficile. Paraîtrait-il que ça serait polie, ou convenable, de cacher sa tristesse, de répondre de manière convenue à quelqu’un.
      Je n’aurais pas de problèmes avec ça, si c’était cohérent. Exprimer une émotion alors que c’est autre chose qu’on vit, je trouve cela hypocrite et manipulateur, et ce, même si l’intention est louable. Mon problème avec l’hypocrisie, c’est que ça force le monde à rester dans un domaine de conscience inférieur, tout en permettant à d’autres d’augmenter leur domaine de conscience, au détriment de ces personne victime de l’hypocrisie ou du mensonge. Par exemple, anciennement je crois, avoir des émotions non appropriés culturellement face à certaines situations, pouvait être un signe de schizophrénie ou autre chose. La nomenclature émotionnelle n’a jamais été scientifique. C’est juste un mensonge dans le but de faire avaler la pilule de la coercition plus facilement. Donc, plusieurs ‘malades mentaux’ l’étaient en partie à cause de ça.

      Pour les erreurs de logique, ça rejoint un peu le paragraphe précédent. Quand une construction abstraite ne permet pas l’harmonie, alors il faut faire quelque chose pour rétablir l’harmonie. L’harmonie, je la définie ici, comme le fait que tout fonctionne avec stabilité, équilibre. La dysharmonie est alors perçue comme des agressions, et le système doit se réparer. Mais ça c’était un exemple abstrait…

      J’ai de la difficulté à trouver des exemples. Je ne sais pas trop ce que veux dire le mot ‘concret’ pour dire la vérité.

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    2. Pour dire la vérité, les deux observations de mon ‘texte’ ‘une petite différence’ sont dues à plusieurs observations disparates. Et maintenant que j’ai fait le tri et trouvé une généralité, je ne me souvient plus spécifiquement des informations qui m’ont permis d’en arriver à ces conclusions.

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      1. Eh bien à la place des termes « exemples concrets », j’aurais du écrire « à partir de quelles observations et/ou informations avez-vous construit les réflexions qui vous ont menées à l’écriture de ce texte? »!

        En quoi des exemples personnels seraient-ils aberrants?

        La question de la cohérence… »sourire avec tristesse », je comprends votre exemple sur le plan de la cohérence,et en même temps, je comprends aussi que ces mots puissent tenter d’exprimer une nuance: dans une situation où domine le sentiment de tristesse, quelqu’un a un mot ou une attitude gentille, réconfortante à votre égard et vous le percevez si bien que la commissure de vos lèvres va légèrement se relever, signant-là une « ébauche » de sourire, ce qui donnerait ce saugrenu assemblage de « sourire de tristesse » (cela aurait la vertu de faire montre à votre bienveillant interlocuteur que vous avez saisi la mesure de son empathie à votre égard – non?). Ceci étant mon interprétation et n’engage que moi!
        Mais franchement, le monde serait tellement plus simple si chacun exprimait et ses opinions et ses sentiments d’une manière simple, directe, sans fard, ni fioriture (j’avais envie de rajouter « bardel! » mais c’est pas poli il parait!).

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  1. Je voulais dire, que les exemples personnels qui me venaient à l’esprit étaient aberrants, absurdes, tant dans les degrés, les conséquences, la détresse et la souffrance. Avec un seul de ces événement, je pourrais presque écrire un livre.

    Votre interprétation me semble très juste et bien écrit. L’exemple ‘sourire avec tristesse’ était tirée d’un dictionnaire. Mais pour mieux comprendre, je peux donner un petit exemple personnel. Dans le passé, on m’a déjà dit que je n’avais pas d’émotions parce que je n’étais pas capable de les nommer. Je percevais beaucoup de nuances, mais je n’étais pas capable de les exprimer simplement. Je prenais aussi des médicaments qui me rendaient amorphe. Je crois que mon sens critique des choses s’est beaucoup développé pour compenser ces ‘lacunes’.
    Ces derniers temps, ma capacité à m’exprimer s’est grandement développée, du, je crois, au retrait graduel d’un de mes médicaments. Je suis en période de sevrage. Ma sensibilité émotionnel s’en est donc trouvé accrue. Et avec ça, mon esprit critique ‘exagéré’ a donné naissance à mon blog.

    Ça va un peu vite dans ma tête en général.

    J’ai peut-être généralisé à partir de mon cas personnel. Je peux dire, que les autistes qui trouvent que les erreurs de logique sont des mensonges, ça peut-être due à l’inflexibilité de dévier des règles établies par d’autres. Par exemple, il ne faut pas voler. La personne pourra trouver alors, que de manger un pomme en magasin avant de l’avoir acheté, c’est mal. Les rituels font partie de la gestion du stress et des émotions. Mais pour certains (plusieurs?) personnes dites ‘normales’, ces rituels peuvent déranger. trouver quelque chose de dérangeant, c’est correct. Mais de tenter d’interférer sous de faux prétextes, ne pas laisser à la personne la liberté qu’elle a besoin, je trouve ça moins correct. En fait, je peux dire, que pour certaines personnes, ce sont les autres qui doivent s’adapter à un certain équilibre normal ténu. Parce que cette soit disant normalité agit comme un goulot, qui protège contre tout ce qui dévie. Évidemment, il faut de tout pour faire un monde, donc, certaines personnes ‘normales’ sont moins habiles à gérer des émotions imprévues. C’est un peu comme l’aseptisation hygiénique. Il y a de plus en plus de cas d’allergie, parce que le anticorps ne peuvent plus se pratiquer.

    Il y a aussi les états d’humeurs, le tempérament, bref, toute la personnalité qui joue. Chaque personne est différente. Mais certaines personnes le sont plus que d’autres. À peu près rien n’est tout à fait invariable.

    Je crois que chacun*une devrait pouvoir vivre dans l’environnement qui lui soit le plus propice à l’épanouissement et l’auto-réalisation. Ce n’est pas normal, qu’une société dite ‘normale’ force la majorité à vivre comme au temps des proies et des prédateurs. Or, nous sommes, ou presque, à l’ère de la post-précarité pour plusieurs sociétés. Il y a quelque chose qui cloche.

    Avec ‘une petite différence’, je voulais exposer quelque chose de simple, de laquelle on peut ‘dériver’ beaucoup de confusion/conflits entre ‘autistes’ et ‘neurotypiques’. Je mets ces deux mots entre guillemets. Parce qu’au fond, je crois que c’est l’immaturité intellectuelle de nos sociétés modernes qui poussent à diviser les proies pour mieux les chasser. Et que ‘neurotypique’ me semble être beaucoup due à justement, l’aseptisation intellectuelle et spirituelle de nos sociétés dites ‘modernes’. Mais là je suis en train de divaguer, ça devient une sorte de ‘stream-of-consciousness’. :-/

    J’ai de la difficulté à structurer mes idées. :-/

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    1. Eh bien je trouve que vos idées sont ici bien structurées, moi (elles ont l’air d’être structurées comme les miennes!!) J’adhère à (presque) tout ce que vous exprimez dans ce commentaire de commentaire de commentaire, et bon sang! que ça fait du bien ce genre d’échange! Si j’écris « presque » c’est en raison de « il faut de tout pour faire un monde », car non je ne crois pas qu’il faille de tout, mais de fait « il y a de tout » et il (nous) faut faire avec (et ce n’est pas une sinécure, vous en conviendrez) .
      Les périodes de sevrage sont des moments difficiles; doucement, progressivement, prendre tout son temps est essentiel. 🙂
      Exprimer ses émotions avec justesse je trouve est très difficile et devrait même être parfois enseigné, que l’on soit neurotypique ou pas! Il est certain que la prise de certaines substances est aussi un frein au ressentir comme à l’expression claire et juste (d’où la pertinence du sevrage).
      Enfin, puisque tant de matière est disponible, pourquoi ne pas envisager de plancher sur l’écriture d’un livre? (ou mème plusieurs!!) En attendant une future édition, je me contenterai (au sens littéral d’être contente) de lire ici et de me délecter de vos élucubrations 😉
      A bientôt!

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    2. Je me demande si le pb n’est pas la « souffrance »
      Notre système très normatif a décidé en effet que certaines attitudes, comportements, ressentis étaient pathologiques.
      Par exemple : entendre des voix est pathologique (schizophrènie pour faire simple)
      Mais d’autres cultures trouvent normal voir sacré d’entendre des voix (chaman ou autres)

      Notre « pb » devrait être : la personne souffre-t-elle, fait-elle souffrir d’autres personnes (directement je veux dire, car si je souffre de voir un ami entendre des voix, mais que celui-ci ne souffre pas, ce n’est QUE MON pb, rien à voir avec lui in fine)

      La société et ses représentants (médicaux par exemple) devrait s’occuper de la souffrance réelle et non pas du « hors-norme »
      On peut être trisomique et intégré et heureux (et je dirais malgré tous les processus d’exclusions du système).

      chaleureusement

      Frédéric

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      1. Pour la souffrance, je souhaite commencer par le mal de dent. La semaine dernière j’ai un plombage qui a lâché, et présentement j’ai un peu mal à ma dent.
        Je sais qu’aux États-Unis, il y des personnes qui se sont suicidés parce qu’elles avaient mal aux dents. Pourquoi les opioïdes coulent comme de l’eau en Amérique du Nord, mais quand il s’agit d’un mal de dent, faut endurer? Pourquoi les drogues sont illégales, mais pas l’alcool? Pourquoi c’est correct de droguer des enfants pour qu’ils aient de meilleurs résultats scolaires, mais c’est pas correct d’acheter de la drogue dans la rue? Désolé, mon mal de dent me tenaille. Comme vous voyez, j’en veux beaucoup à la société québécoise présentement. Elle me fait souffrir, la société. Or, la société n’a pas de sentiments, une société, en elle-même, ne peut souffrir.
        Quand j’ai validé votre commentaire, je pensais à quelque chose à propos de la normalisation. Mais présentement, j’ai de la difficulté à bien saisir mes idées. Je crois que je vais écrire sur le sujet de la normalisation, quand mon mal de dent se sera résorbé.

        Pour la schizophrénie, en Amérique du Nord, il y a un mouvement d’entendeurs de voix. Ces personnes entendent des voix, mais ne sont pas schizophrènes. Les schizophrènes n’ont pas tous des hallucinations. Je sais que le terme ‘schizophrénie’ va éventuellement disparaître pour être remplacé par le trouble du spectre de la psychose. La schizophrénie a aussi cela de curieux que, dépendamment de la culture environnante, les hallucinations seront gentilles ou menaçantes. En occidents, si les schizophrènes souffrent autant, la société doit se demander pourquoi.

        Pour la souffrance proprement dite. Je crois que chacun devrait avoir la liberté de ne pas souffrir. Et ça, ça inclut de pouvoir acheter de la morphine en vente libre quand le besoin s’en fait sentir. La souffrance, c’est subjectif. On ne peut pas la mesurer, c’est personnel à chacun*une. Si quelqu’un souffre à voir quelqu’un d’autre souffrir, alors c’est son problème à lui*elle. On ne peut pas forcer la souffrance à une autre personne pour ne pas soi-même se mettre à souffrir, sauf en cas d’agression. Et là encore, ‘agression’ ça peut être subjectif.

        Je suis d’accord pour la trisomie 21. Mais la trisomie 23 il paraît que c’est horrible. Au Québec, sous prétexte d’empêcher la souffrance des trisomiques 23, ils font des avortements sélectifs pour la trisomie 21 aussi! Je ne suis pas d’accord avec eux en ce qui concerne les avortements de trisomiques 21.

        Moi j’ai un peu beaucoup perdu les illusions face au corps médical. Oui ils sauvent des vies, mais plusieurs vies n’auraient même pas besoin d’être sauvés si la belle société infantile et infantilisante était repentante de ses erreurs.

        J’aurais aimé écrire un commentaire plus positif, mais mon mal de dent me ronge l’esprit. Je vais prochainement aller voir un dentiste. Je fais encore confiance aux dentistes. Ils sont très importants. :-#

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    1. Pour tenter de répondre à ton questionnement à défaut de pouvoir t’aider pour ton mal au dent 😉 (bon courage ! :O )

      Il me semble qu’il faille faire la différence entre la souffrance et la douleur.

      La douleur est un signal électrique pour indiquer un dysfonctionnement dans le corps.
      Soit on peut remédier au dysfonctionnement et la douleur disparaît (en général)
      Soit on ne peut pas y remédier ou cela prend du temps pour y remédier et auquel cas on peut prendre des « drogues »/médicament pour atténuer ou supprimer cette douleur. Exemple personnel, je suis allé plusieurs fois à l’hôpital pour des calculs rénaux, il fallait attendre qu’ils sortent, en attendant j’étais sous morphine, ce qui m’a bien aidé (malgré les nausées).
      Si le dysfonctionnement continue ou la douleur continue sans cesse, cela devient une douleur chronique et il est très difficile d’y remédier (même avec des produits). Là encore je peux prendre mon exemple personnel (désolé, mais c’est celui que je crois connaître le mieux 😉 ) je souffre de fibromyalgie, j’ai pris qqs années des produits pour calmer les douleurs, il fallait augmenter sans cesse les doses sans vraiment faire cesser ni les douleurs ni les causes (inconnues) de la douleur et tout en vivant bien souvent une grande partie de la journée comme un « légume » (perte cognitive etc).
      Là (comme dans la douleur aigüe éventuellement) si on décide (si on peut) de ne pas être comme un légume on peut arrêter/diminuer les médicaments (avec suivi médical, c’est ce que j’ai fait, car il y a des questions de dépendance qui font qu’arrêter brutalement peut causer de gros pbs) et agir avec l’esprit (par exemple par la méditation, la sophrologie, -l’auto-hypnose etc). Il y a toujours de la douleur, mais on vit « malgré les malgré » de la douleur.

      La souffrance, c’est la perception mentale et émotionnelle que l’on a de la douleur.
      Je souffre de mon handicap (c’est une douleur); je ne supporte pas de me voir handicapé, de souffrir toute la journée, d’être amoindri etc , c’est une souffrance (le mental, les émotions, viennent « colorées » la douleur pour en faire qq chose de personnel)
      Cette souffrance, aucun médicament ne peut réellement l’atténuer (sauf certains psychotropes ponctuellement).

      Par expérience, pour agir sur une douleur dentaire par l’esprit, c’est possible mais assez difficile, il faut une très bonne pratique et habitude (à moins de se faire aider par un hypnothérapeute) car les douleurs neurologiques nous « emportent » et nous font perdre de l’énergie qui nous bloquent l’accès à ces capacités de l’esprit. (c’est pourquoi il vaut mieux entraîner son esprit avant d’avoir mal 😀 )

      Pour la douleur, on peut souhaiter que plus personne n’ai mal, mais c’est un voeux pieux, puisqu’on a vu ci-dessus la douleur est indispensable au corps (pour lui indiquer le dysfonctionnement). Ce qu’on peut souhaiter c’est une société qui permette à chacun d’accéder à des thérapies respectueuses de l’humain et efficaces qui permettent à tout un chacun de subvenir aux dysfonctionnements corporels pour que les douleurs cessent.

      Pour ce qui est de la souffrance, on peut souhaiter que personne ne souffre, mais cela reste un chemin personnel, individuel (et social dans le sens qu’on peut essayer de vivre de telle manière d’être source de moins de causes de souffrances possible chez les autres).

      Pour le mouvement des entendeurs de voix, oui j’ai appris cela, ça démarre très doucement en France. C’est bien !

      Bon courage à toi et bons soins dentaires (sinon du clou de girofle pilé sur la dent qui souffre, peut faire patienter parfois en attendant les soins)

      chaleureusement

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