La radio et les émotions

Le lien entre la radio et les émotions est facile à faire. D’abord j’explique ce qu’est la radio, et ensuite, je transpose le tout vers les émotions.

Un poste récepteur d’ondes radio est quelque chose qui regarde ce qui se passe à proximité dans le champ électromagnétique, et qui restitue une version partielle de ce qui a été vu, pour que l’utilisateur du poste puisse entendre. Notons ici que l’utilisateur est un humain, et un humain ça entends avec ses oreilles. Donc, le poste radio doit traduire les observations, vers un médium qui peut en simuler une partie. Le médium sonore de nos oreilles étant un gaz, ce médium peut donc parfaitement simuler le genre d’affaires que l’utilisateur souhaite entendre.

Comment fonctionne un poste radio, ça c’est simple. D’abord on a quelque part, un émetteur. L’émetteur émets des bulles invisibles. Ces bulles doivent être suffisamment grosses, afin de contenir des bulles plus petites. On s’entend pour dire que les petites bulles ont besoin des grosses bulles pour leur protection. Donc, il y a plein de grosses bulles qui arrivent vers le poste radio récepteur. Des grosses bulles de chaque grosseur, que le poste devra faire éclater. Évidemment si toutes les grosses bulles se faisaient éclater, il n’y aurait plus de musique. Et sans musique, l’utilisateur préfère faire autre chose que de focaliser son attention vers son fameux poste radio récepteur.

Avant de pouvoir écouter un tube, il faut régler le poste radio. Régler le poste radio, ça, c’est de lui dire la taille des grosses bulles qu’il ne doit pas faire éclater. La sélection des bulles à ne pas faire éclater se fait alors par tamisage. Un tamis fait passer toutes les bulles plus petites ou de même grosseur que les grosses bulles que l’utilisateur souhaite entendre. Et là, imaginez-vous pas des affaires! Les petites bulles dans les grosses bulles plus grosses se font éclater en même temps que les grosses bulles! C’est pour ça, en fait, que la mécanique quantique c’est pas intuitif!

Bon, le fil de la pensée, ah oui, le tamis. Alors que le poste radio a fait éclater toutes les bulles trop grosses, les bulles qui restent repassent par un autre tamis. Ce deuxième tamis laisse passer toutes les bulles, sauf les grosses bulles que l’utilisateur veut écouter. Les autres bulles, celles qui ont passé par les deux tamis, vont se faire éclater ailleurs. Les grosses bulles qui restent, je suppose mais je ne suis pas certain, elles vont communiquer les petites bulles vers les amplificateurs (des transistors) pour créer un signal électrique suffisamment fort pour traumatiser le pauvre haut-parleur.

Bon, le lien avec les émotions, maintenant, ouf. D’abord, faut savoir que le jargon officiel de la science dit que les ondes électromagnétiques sont des ondes et non des bulles. Bof, moi je dis que ce sont des bulles, et la raison pourquoi je dis ça c’est qu’une onde c’est une projection vers un espace inférieur de quelque chose! Alors, dans nos petites dimensions inférieures, on nous fait croire qu’il y a des choses qui vont à une vitesse pas possible (la vitesse de la lumière). Moi je dis, que le mouvement c’est une lubie. Qu’en réalité, c’est une succession de projections vers des projections qui projettent des affaires de dimensions supérieures vers des dimensions inférieures, et cela à l’infini. Bonjour la folie!

Le lien avec les émotions maintenant, c’est promis. Nous sommes des postes radio récepteurs! Mais nous avons de grosses difficultés à sélectionner les bulles émotionnelles que nous voulons écouter. En fait, la majorité des utilisateurs que nous sommes, se contentent de ce qu’ils peuvent bien capter du champ culturel. Parce qu’ils n’aiment pas se faire dire qu’ils ont des difficultés à sélectionner, ils ont le culot de juger ce qu’écoutent les autres quand ils le peuvent.

Ce que je veux dire, c’est que nous ne sommes pas nos émotions. Et c’est pas n’importe qui qui peut se permettre de juger un danseur, ou une danseuse, ou tout ce qu’il y a au milieu! Nous recevons des bulles, et c’est à nous de vouloir ou non les écouter. C’est à nous seuls de décider, les chansons que nous voulons vivre. Le champ culturel est le nôtre. Nous ne sommes pas seulement des récepteurs, mais bien également, des émetteurs.

Pour réparer une radio, ça prend un réparateur. Pour réparer un poste récepteur d’ondes culturels, ça prend de la débrouillardise. Parce qu’un réparateur émotionnel, ça semble pas encore exister.

Auteur : leresidue

Bonjour à vous!

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