Une polyréflexion

Le rôle de l’extérieur c’est de tenter de s’imprimer à l’intérieur. Et le rôle de l’intérieur est de tenter de cartographier l’extérieur. Parce que le processus n’est pas parfait, il faut une conscience pour prendre des décisions. Le rôle du cerveau est de cartographier la réalité. Le rôle de la réalité devient alors de tenter de s’imprimer dans le cerveau. La conjonction des deux permet d’interagir avec l’environnement sans trop de défis.

Au niveau cellulaire c’est la même chose, et au niveau moléculaire aussi. Évidemment, pour ces assemblages, la réalité n’est pas la même que pour les organismes conscients. Mais le principe est le même.

On sait que les organismes complexes sont formés de parties plus simples. Les organes sont formés de cellules. Les cellules sont formées de protéines et d’organites. Les organites communiquent avec les protéines. Les réseaux lymphatiques, sanguins, et neuronaux permettent aux organes de communiquer entre-eux. Pour permettre une telle complexité, il faut de l’entraide, des échanges. Mais surtout, il faut décider de vouloir échanger, de s’entraider, de partager.

Le rôle d’une décision est de permettre un échange. Plus une conscience a accès à un organisme compliqué, plus les répercussion d’une décision sont nombreuses. Le rôle d’une conscience qui souhaite échanger, s’entraider et partager, est de pérenniser la vitalité de son substrat. Le substrat de la conscience humaine, c’est l’environnement terrestre.

Une cellule dans un être humain, elle ne sait pas nécessairement qu’elle fait partie d’un être humain. Une protéine dans une cellule, elle ne croit pas être la propriété de cette cellule. Une molécule non plus. Les électrons qui oscillent ne croient pas être la propriété de leurs atomes, et ainsi de suite.

Je suppose que lorsque la conscience a accès à un organisme, il y reste jusqu’à la mort de cet organisme. Parce que sinon, si la conscience pouvait aller d’organisme en organisme, les dés en seraient truqués, la pérennité n’aurait pas lieue, et la vie n’existerait pas. Pas de vie, pas de conscience.

Quand le territoire d’une réalité est trop vaste, il faut savoir prendre des raccourcis. Communiquer ces raccourcis devient un enseignement. Les enseignements aidant, certaines consciences pourraient découvrir d’autres raccourcis, et les communiquer. Enrichissant ainsi la collectivité, en pérennisant le substrat, le territoire.

En fait, les raccourcis sont nécessaires. Parce qu’un organisme qui doit se déplacer longtemps sur un territoire, finit par mourir avant d’avoir tout vu.

Quand on fait des raccourcis avec des raccourcis, on finit par retourner sur ses pas. On met alors en jeu la pérennité du territoire. Et puis, le substrat s’amincit, et le territoire se rétrécit. Un territoire plus petit est certes plus facile à explorer. Mais en même temps, un territoire plus petit ne peut pas héberger des organismes plus complexes. La conscience des choses devient moindre, et finit par s’éteindre.

Un organisme trop complexe finit toujours par se morceler, par devenir plusieurs organismes plus petits. Un organe trop général va finir pas se spécialiser. Une cellule finit toujours par se diviser.

Une société trop compliquée finit par former des clans. Une société qui a ses propres préférences en matière de communications, est déjà un clan formé. Un clan qui sent le besoin d’imposer à ses membres une seule conscience du groupe, c’est un clan qui rétrécit.

Auteur : leresidue

Découvreur d'humanité (ouais, super prétentieux ^^ )

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